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Un Français jugé vendredi pour le viol de trois enfants en Indonésie

Agé de 75 ans, il comparaîtra détenu devant la cour d’assises de Paris. Il aurait violé des garçons sourds ou malentendants.

Un homme de 75 ans accusé d’avoir violé trois garçons sourds ou malentendants en Indonésie entre 1997 et 2004, ce qu’il conteste, alors qu’il dirigeait une association venant en aide à des enfants handicapés, va comparaître vendredi devant la cour d’assises de Paris.

Installé depuis de nombreuses années sur l’île de Java, à Yogyakarta, il aidait, grâce aux fonds de l’association qu’il présidait, des enfants dont certains travaillaient chez lui comme employés de maison.

En 2004, l’attaché de sécurité intérieure français à Jakarta alerte les services de police de soupçons qui pèseraient sur l’humanitaire français.

Trois enfants ont affirmé à une éducatrice indonésienne avoir subi viols et agressions sexuelles, parfois contre de l’argent, à son domicile ou dans une chambre d’hôtel.

Différents témoins entendus au cours de l’enquête ont évoqué des rapports ambigus entre le Français et les trois enfants, qui dormaient parfois dans la même chambre que lui.

Il se dit victime d’un complot

Interpellé en 2008 à l’aéroport parisien de Roissy alors qu’il revenait du Cambodge, l’homme nie devant les enquêteurs de la police française les faits qui lui sont reprochés.

Il se dit victime d’un complot ourdi par un volontaire français malentendant, qui avait porté à la connaissance du consul honoraire de France à Yogyakarta des confidences que les enfants lui avaient faites. Les témoignages en sa défaveur relèveraient selon lui de la volonté de leurs auteurs de s’attribuer le mérite de son action.

Après environ un an et demi en détention provisoire, l’accusé avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire en mars 2010. Il avait ensuite disparu de la circulation, ce qui lui a valu d’être sous le coup d’un mandat d’arrêt du président de la cour d’assises. Il a finalement été interpellé en France en août, a de nouveau été placé sous mandat de dépôt et comparaîtra donc détenu.

Une seule journée de débats avait été prévue car la cour d’assises prévoyait initialement de le juger par défaut, puisqu’il était introuvable. Son avocate Maître Charlotte Plantin n’a toutefois pas demandé le renvoi de son procès, bien qu’elle craigne que l’audience sur une seule journée soit préjudiciable à son client.

«Pour lui, c’est important d’affronter la justice», explique-t-elle, ajoutant qu’en dépit de son âge et de problèmes de santé, «il n’avait pas envie d’attendre avant d’être jugé».

L’association Contre la prostitution s’est constituée partie civile dans ce dossier.

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