La main des sourds

On parle la langue des signes à l’école Saint-Gilles

Trois questions à…

Morgane Moser,

Auxiliaire de vie scolaire (AVS) à l’école Saint-Gilles pour la deuxième année.

En quoi consiste votre travail ?

J’accompagne toute la journée une petite fille sourde de 4 ans dans sa classe. Je traduis dans la langue des signes les consignes de l’enseignante, lui explique si besoin ce qui se passe autour d’elle avec les autres enfants. Pour cette petite fille, il s’agit de sa langue maternelle, ses parents étant malentendants.

Les autres enfants acceptent très facilement ma présence et la comprennent. A cet âge, c’est plus facile. Le but est d’être là, tout en sachant s’effacer. J’ai réalisé un tableau pour que tous les enfants puissent aussi s’y intéresser et parfois essayer de parler avec les signes.

Pourquoi ce choix ?

Quand mes enfants ont grandi, j’ai souhaité un retour à la vie active. J’ai toujours été attirée voire fascinée par la langue des signes. Une formation m’a été proposée pour devenir interface de communication, et j’ai suivi les cinq niveaux de formation. Puis, j’ai postulé à l’académie de Rennes qui m’a de suite contacté et proposé ce poste. Ce travail me plaît, je facilite la communication entre l’enfant et l’école, tout en l’aidant à devenir plus autonome.

C’est quoi les AVS ?

Les AVS accompagnent les enfants en situation de handicap pendant leur scolarité, pour leur permettre de rester dans le système avec les autres enfants. L’intégration est positive et permet une vie sociale normale. Ce sont les parents qui en font la demande et celle-ci est alors examinée en commission. C’est elle qui détermine le nombre d’heures attribué pour l’enfant en fonction de ses besoins.

Nous sommes employés et affectés par l’académie. Ici à l’école Saint-Gilles, nous sommes trois.

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