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Hauts de Seine Habitat

Une mère bataille pour son fils malentendant

Une maman se défend bec et ongles contre l’injustice faite à son fils handicapé. Employé de l’hôpital de Lourdes, il a été licencié en 2011. La bataille est rude.

Émilie Boya se bat depuis 37 ans pour son fils sourd soit accepté dans le monde du travail

Elle se bat jour et nuit depuis 37 ans pour que son fils Stephan, sourd depuis l’enfance, vive normalement. Elle a appris le langage des sourds pour communiquer avec son petit, elle a été intransigeante pendant sa scolarité en milieu normal, elle a applaudi ses réussites professionnelles. Mais aujourd’hui, elle souffre. Le monde professionnel ne comprend pas le monde silencieux de son enfant. C’est pour lui qu’elle se bat au quotidien mais les déconvenues l’affaiblissent et elle hurle l’injustice. Heureusement, Émilie Boya a de la ressource et garde sa dignité. «C’est ma force», dit-elle. Pourtant, elle a mis un genou à terre lorsque son fils a été licencié de l’hôpital de Lourdes, où il a passé 14 ans (dont 5 en CDI) au service pharmacie au poste de préparateur. Rien ne lui était reproché, il était un salarié modèle, avec des aménagements de poste comme l’impose la loi vis-à-vis des handicapés. En 2011, la famille et les amis de Stephan refusent cette décision «inélégante et violente» de la direction de fermer son poste et de ne pas tenir compte de son statut de handicapé. Personne n’a écouté ses souffrances au travail.

Comment le vit-il aujourd’hui ? «Pas bien, forcément, lâche la maman, je l’entoure, je le soutiens, mais à 40 ans, il veut travailler et être autonome… Il est capable de mener sa vie.» En effet, Stephan a une vie associative, des centres d’intérêt sportifs et culturels «comme tout le monde». L’action intentée en justice a échoué. La cour administrative d’appel le condamne à verser 3.000 € à l’hôpital ; «l’hôpital s’est moqué de mon fils, y aurait-il plusieurs justices ?» ; s’abandonne la maman le temps de le dire.

Le chiffre : 14

ans>salarié. c’est le temps passé par Stéphan Boya en mission à l’hôpital.

La position de la direction de l’hôpital

Lorsque nous avons contacté le directeur de l’hôpital, Miguel Brehier, il n’était pas en possession du jugement rendu par la cour administrative d’appel de Bordeaux, néanmoins il n’a nullement l’intention de commenter une décision de justice.

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