Un master pour septembre 2013 ?

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Et dès la rentrée, les profs pourront se spécialiser via un cursus complémentaire.

Le secteur s’en plaint depuis de nombreuses années : il manque des interprètes en langue des signes en Communauté française. Il a ainsi été envisagé en 2011 de créer un baccalauréat d’enseignant en langue des signes. De même, une convention de collaboration devait être établie entre un établissement d’enseignement de promotion sociale belge et l’université de Lille (NdlR : qui organise déjà un master d’interprétariat en langue des signes française-français) en vue de créer un master d’interprète en langue des signes et d’organiser des unités de formation relatives à la langue des signes francophone belge.

Aujourd’hui, où en est ce dossier ? C’est ce qu’ont demandé les députés Matthieu Daele (Ecolo) et André du Bus (CDH) aux ministres Simonet (CDH) (Promotion sociale), et Marcourt (PS) (Enseignement supérieur), en commission de l’éducation du Parlement de la Communauté française.

 

Selon Marie-Dominique Simonet, la Commission de concertation de l’enseignement de promotion sociale est actuellement en train de relire et de mettre en forme les douze unités de formation spécifique d’apprentissage de la langue des signes afin de les faire correspondre au cadre européen des langues. « Leur approbation devrait être effective en septembre ou en octobre de cette année », annonce la ministre.

Par ailleurs, une formation complémentaire spécialisant les enseignants qui souhaitent travailler dans un cursus bilingue (langue des signes-français) pour enfants malentendants est fin prête. Celle-ci sera accessible dès la rentrée prochaine dans deux établissements de la Communauté française : l’Institut technique de Namur et l’Institut Fernand Cocq à Bruxelles.

En ce qui concerne la création d’un baccalauréat d’enseignant en langue des signes, le Conseil supérieur de l’enseignement de promotion sociale a approuvé le profil professionnel (bachelier) de professeur en langue des signes tandis que la Commission de concertation de l’enseignement de promotion sociale travaille actuellement à l’élaboration du dossier pédagogique (référentiels et programme). Autant de démarches qui prennent du temps. « Les délais peuvent sembler longs, reconnaît Mme Simonet, mais l’élaboration d’un outil de qualité demande du temps ». Et de rappeler que « les priorités de la commission de concertation sont la formation complémentaire des enseignants en langue des signes et la définition des unités de formation, condition requise et préalable à l’élaboration du baccalauréat ».

Quant au master en interprétariat en langue des signes, pourront y avoir accès les titulaires d’un baccalauréat en sciences du langage, en lettres modernes, en langues vivantes, en logopédie, en psychologie, en sciences de l’éducation; les régents et les instituteurs. « La convention avec l’université de Lille sera finalisée lorsque les unités de formation auront été approuvées, indique la ministre. En effet, le niveau de connaissance de la langue des signes requis pour accéder au master doit d’abord être harmonisé avec le cadre européen » . Cette convention bénéficie déjà d’un accord de principe et « devrait donc être conclue rapidement ».

Pour Mme Simonet, « étant donné l’avancement des travaux, ce dossier pourrait aboutir vers la fin de l’année ». Le baccalauréat pourrait dès lors démarrer en septembre 2013« Il me semble que les premiers candidats devraient également accéder au master dès ce moment. » Selon M. du Bus, toutefois, le master de l’université de Lille serait peu prisé par les étudiants belges. « Il existerait une demande pour un master organisé par la Fédération Wallonie-Bruxelles. » Et proposition aurait déjà été faite par l’Institut libre Marie Haps d’organiser un tel master d’ici 2013 ou 2014.

Source : http://www.lalibre.be © 19 Juin 2012 à Belgique

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