Dossier surdité: «Il faut trouver une solution immédiatement!»-Denis Henry

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Même s’il est reconnu comme étant l’homme le plus souple de la communauté sourde du Québec, Denis Henry continue de se battre auprès de différents ministères pour faire valoir des droits à la communauté sourde du Québec.

Sensible à la réalité des Sourds, puisqu’il en est un, mais aussi à celles des entendants, pour avoir été élevé par eux, Denis Henry est reconnu comme étant l’homme le plus souple de la communauté sourde du Québec.

Rassembleur dans l’âme et doté d’un grand sens de la débrouillardise, il s’est porté à la défense des droits des personnes sourdes par le biais de documentaires ou encore en adaptant des lois et édits à la réalité des gens ayant des problèmes d’audition.

«J’ai travailavec la Commission des droits de la personne. Nous avons aussi collaboré avec l’ONF en réalisant des séries adaptées pour les personnes sourdes. Nous avons sensibilisé les entendants à notre cause, car il était important de ne jamais briser les liens entre eux et nous»,explique Denis Henry.

Mais il reste encore beaucoup d’étapes à franchir pour les Sourds avant d’arriver à cette autonomie si ardemment désirée. Ne serait-ce que la reconnaissance au Québec de la Langue des signes québécois (LSQ) pour laquelle la communauté sourde se bat depuis des années. Et pour ce qui est de l’aide technique, de l’accessibilité, du service d’interprétariat, de l’information et de l’éducation adaptée, les requêtes traînent toujours au bureau supérieur.

«Depuis 2001, nous tentons de faire valoir tous ces droits, mentionne M. HenryDepuis toutes ces années, presque rien n’a été fait, seulement quelques aides techniques qui nous ont été octroyées, mais sans plus. Il nous faut une mise à jour, une révision de cette aide, car nos équipements auditifs sont bien plus sophistiqués qu’avant

À quand le changement?

Derrière cette nature profondément optimiste se cache tout de même de l’exaspération. Une irritation devant l’immobilisme de certaines instances gouvernementales ou offices ministériels, peut-être même un agacement certain face à l’inertie, alors que les solutions sont prêtes à être mises en place.

«Il faut trouver une solution tout de suite! Ne pas attendre et trouver la solution immédiatement!»de s’exclamer Denis Henry. Même si la parole est inexistante chez le lauréat du prix Raymond-Dewar, force est de constater que le non-verbal et la gestuelle traduisent un manifeste clair et sans équivoque. «On nous dit oui, oui, pour nos droits, mais en réalité, rien ne bouge», de conclure M. Henry.

 

Les revendications du Centre québécois de la déficience auditive

 

Accessibilité, adaptation et réadaptation

Accessibilité pleine et entière à des services adaptés dans chacune des régions du Québec tels que l’interprétariat, l’adaptation et la réadaptation auditive, l’orthophonie, la prévention de la perte d’ouïe, les aides auditives, etc.

Concertation

Participation du milieu, à titre d’expert, aux différents travaux le concernant.

Éducation

Enseignement de qualité et adapté dans le mode de communication et le système d’éducation répondant le mieux aux besoins de chacun.

Habitation

Accessibilité à des lieux adaptés, qu’ils soient privés, publics ou institutionnels.

Information et communication

Accessibilité à toute l’information par le biais de moyens technologiques de qualité et adaptés tels que le sous-titrage, les vidéos en langue signée, le relais téléphonique, etc.

Loisirs et vie associative

Accessibilité à un financement adéquat des organismes et associations afin de leur permettre d’offrir des services adaptés et des activités enrichissantes permettant de briser l’isolement et de s’investir socialement.

Travail

Accès complet et adapté à la formation, à l’emploi et au maintien en emploi.

Source : http://www.nordinfo.com © 24 Février 2012 à Canada

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