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Hauts de Seine Habitat

Alexyne, un taxi sinon rien

Ou comment une petite histoire qui fait le tour de la ville et du secteur a dénoncé une incongruité admonitive…, La famille Dos Santos a deux enfants, deux filles, scolarisés à l’institut national de jeunes sourds à Cognin, Mayline et Alexyne, toute la semaine.

La première, 11 ans, est depuis le début de sa scolarité, prise en charge par un taxi qui vient la chercher et la déposer au pied de son domicile. Pour la seconde jugée autonome, c’est le train qui l’achemine vers son école puis qui l’a ramène le vendredi soir. Depuis Albertville, la chose était entendue, ne présentait pas de difficultés majeures. Sauf que depuis le 28 janvier. la famille habite désormais à Saint-Paul sur Isère, un impératif personnel que la famille a assumé. Le taxi assure toujours le transport de Mayline mais n’a pas la possibilité de prendre Alexyne en même temps, bien qu’il dispose de suffisamment de place. Car elle ne peut rejoindre la gare d’Albertville seule, et personne ne peut l’y déposer, hormis le père, une heure avant l’arrivée du train, la condamnant à poireauter une heure. « Mes horaires ne collent pas  avec ses heures de train », assure George, le père, « alors nous avons trois fois alerté la commission pour qu’Alexyne puisse bénéficier du même taxi que sa sœur, jusqu’à juin et la fin de sa scolarité là-bas », et ce en dépit d’un projet individuel d’accompagnement difficilement contournable, établi en septembre 2011.

Taper du poing sur la table

Ce PIA estimait Alexyne suffisamment autonome pour effectuer ses déplacements en train. « Alors que le taxi de Mayline dispose de 7 places et que 4 enfants en tout sont récupérés » conteste Isabelle-Marie, la mère. Une logique a priori indiscutable. « Nous avons fait appel au maire Denis Chenal », reprend elle, « qui, via sa secrétaire, a joint l’institut pour avoir des explications » Georges enchérit : « Mardi dernier, j’étais arrêt il faisait grand froid, son premier train avait été supprimé, le Secord retardé puis finalement annulé lui aussi. Si j’avais travaillé, elle restait à Albertville…»

Parce qu’il est allé taper du poing sur la table, sa fille a obtenu de l’INJS une tolérance, lui faisant bénéficier du même taxi que sa sœur jusqu’à juin le lundi matin pour l’aller, sous réserve qu’aucun enfant nouvellement inscrit n’en émettre le besoin également. « Le vendredi », souligne. Georges, « c’est moi qui la récupère. Si nous voulons avoir un taxi, ce doit être à nos frais et c’est un second véhicule qui la prendra en charge », Là encore, limpidité… C’est un handicap malsain, ce dont souffrent nos filles, Un handicap qui ne se voit pas. Et seule dans la rue, on n’entend rien ou presque, On est fragilisé » . Alors une pétition a vu le jour sur internet… et une soirée, le 24 mars à la discothèque la Poutre. Il de beaufort, si les doléances des Dos Santos ne mènent à rien, « afin de financer le taxi de notre fille » expliquent-ils de concert. Tout est déjà calé. En juin, Alexyne en aura terminé avec ses études à l’INJS et passera ensuite en apprentissage pour devenir fleuriste.

Pétition > http://www.petitionduweb.com/Petition_aidons_alexyne_besenval-10856.html?fb_comment_id=fbc_10150568845238528_21289423_10150577116293528#f1f2075ae

Pour l’INJS, c’est une porte ouverte à tout

Du coté de Cognin, on est partagé entre le désir de bien faire et des impératifs beaucoup plus matériels. « Nous leur avons fait une fleur » avance Luce-Voutier, responsable de services, « car c’est une famille un peu particulière, venue ici en exigeant beaucoup. Un PIA ne se fait pas comme ça et ça ne fonctionne pas comme cela chez nous. Sur un an, les trajets en taxi nous coutent tout de meme 500 000 euros et l’on m’a demandé de réaliser une économie de 200 000 euros. Il n’est pas question de droit au taxi mais de droit à un transport » D’apres le PIA. Alexye est apte et autonome, elle peut rentrer en train… «  si on le modifie (le PIA) c’est la porte ouverte à tout »

« Tout le monde est un cas particulier »

« Nous disposons d’enveloppes bien précises, sommes surveilles par la cour des Campes, on fait le maximum », Cependant, une fleur a donc été accordée à la famille, sous réserve que personne n’ait  besoin de places dans le véhicule. « Il y a toujours des tas de bonnes raisons pour justifier un service supplémentaire », regrette-elle « et tout le monde est un cas particulier ». Cette ‘’Tolérance‘’ permettra néanmoins de calmer le jeu jusqu’à juin.

Source : La Savoie © 16 Février 2012 à Cognin

1 commentaire
  1. J.B. dit

    Bonjour, je souhaiterai qu’une modif’ soit apportée à la source, qui est bien de l’hebdo La Savoie, pas du Dauphiné. Merci de corriger.

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