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Hauts de Seine Habitat

Grève illimitée à partir de demain

École des jeunes sourds de Rouiba

Les enseignants et autres travailleurs de l’école des jeunes sourds ont déposé un préavis de grève illimitée, à partir de demain, pour protester contre les conditions de travail dans cet établissement «dénué des commodités de base».

Dans le préavis, ils dénoncent l’inertie des responsables concernés (du ministère de la Solidarité et de la direction de l’action sociale de la wilaya d’Alger) pour la prise en charge des difficultés liées à l’installation des élèves et de leurs enseignants, après la délocalisation de l’établissement, qui se trouvait à Mohammadia, et son transfert à Rouiba. Elle était située dans le périmètre du projet de la Grande mosquée d’Alger, d’où la décision de son transfert à Rouiba l’an dernier. La situation est intenable : «Les élèves grelottent. Le dortoir n’est pas chauffé. Des appareils électriques ont été achetés, mais leur installation n’a pas été faite convenablement.

L’école est toujours en chantier et il est très difficile pour les enfants d’évoluer dans ces conditions», soutient une enseignante. Avec un taux de réussite à 100% aux examens du bac, du BEM et de la 5e AF, «les élèves sont, aujourd’hui, fortement perturbés par les mauvaises conditions d’accueil et de scolarité», témoignent les enseignants qui ont observé, hier, deux heures d’arrêt de travail pour protester contre leurs conditions d’exercice devenues insupportables. «Nous avons décidé d’arrêter le travail pendant deux heures, dimanche et lundi. Mais à partir de mardi, ce sera la grève illimitée jusqu’à l’aboutissement de nos doléances.»
Trois mois sans salaire
Outre les conditions précaires dans lesquelles ils se trouvent, les travailleurs réclament leurs salaires impayés depuis le mois de décembre dernier. Ils parlent d’une «vive tension» au sein de l’établissement, qui a été «fragilisé» après le transfert. Plusieurs responsables se sont succédé à la direction de l’école et aucun d’entre eux n’a pu régler les problèmes liés aux salaires et à l’achèvement des travaux. «Nous travaillons dans des conditions catastrophiques : bruit, poussière, trous béants… Elèves et enseignants courent des risques d’accident à tout moment. Bref, l’école est toujours en chantier et nous craignons que cela ne déstabilise les élèves», indique un enseignant.

Source : http://www.elwatan.com © 13 Février 2012 à Alger

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