La langue des signes “ parle ” aux bébés

Élodie Bonneau (avec son fils Élie sur les genoux) et Fadilha Robin animent l’atelier Les Bébés signes, deux fois par mois.
L’association “ Tous En’Signes ” propose deux fois par mois Les Bébés signes. Un outil de communication pour les parents et leurs petits de 9 à 18 mois.

Élie, du haut de ses 21 mois, est ravi à l’idée d’aller prendre un bain. Il frotte ses deux poings contre son buste tout en prononçant le mot. Dans leur maison de Saint-Eloi, sa maman Élodie Bonneau sourit. Fadilha Robin, aussi. Les deux amies animent depuis un an un atelier intitulé Bébés signes, l’une des quatre activités de l’association « Tous En’Signes » (lire l’encadré). Fadilha Robin est sourde ainsi que son mari. Ils sont parents de trois fillettes entendantes, âgées de 8 mois, 2 ans et demi et 6 ans. Élodie Bonneau a deux enfants. Infirmière de formation, elle a appris la langue des signes française au centre de formation de Poitiers. Elle a été en outre formée par le réseau « Signes avec moi » inspiré d’une pratique de longue date aux États-Unis. Les deux jeunes femmes sont en congé parental et interviennent bénévolement.

Une ouverture à la culture des personnes sourdes

Des histoires, comptines, chansons, jeux émaillent la demi-heure de rencontre dans le local de Naître et Grandir à Beaulieu. « A 9 mois, l’enfant montre du doigt, bouge ses mains pour faire les marionnettes, dire au revoir, remercier ; il capte tout ce qui est visuel », remarquent-elles Cette période de prélangage est propice pour améliorer la communication avec lui à l’aide de signes. Chaque mois, en compagnie des papas, des mamans, des bébés, de leurs frères et sœurs un thème de la vie quotidienne est abordé : la famille et les animaux, le bain, les vêtements, la nourriture, les jeux et sorties, les émotions. « Nous n’omettons pas le langage, nous parlons avec les enfants mais nous appuyons les mots importants avec les signes », précise Élodie. Élie a ainsi su lui manifester son envie de gâteau (en frappant sa main repliée contre sa joue) de préférence à une compote. Et bien d’autres demandes.
Ces ateliers qui permettent « de créer un lien plus fort au niveau de la communication » présentent un autre intérêt : l’ouverture à la culture sourde. « Sourds et entendants ont une éducation spécifique. C’est intéressant de partager, d’échanger », commente, ravie, Fadilha.

Source : http://www.maville.com © 9 Novembre 2011 à Poitiers

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