Le portail d'information sur les sourds et langue des signes

Les jeunes et la langue des signes avec « Contes, mangas et haïkus »

Maxime et Patricia Mazoyer devant le reste des adolescents expliquent l'histoire du manga avec «l'orchestre des doigts».

Le centre d’animation jeunesse (CAJ) de la rue Montgolfier était agité

par des mouvements bien étonnants, vendredi soir. Il s’y donnait le spectacle pour malentendants Contes, mangas et haïkus.

C’est le cinquième spectacle donné à l’occasion du contrat urbain de cohésion sociale « Il suffit d’un signe », proposé par la bibliothèque Duquesne et le service culturel de la Ville. L’objectif global est de faire comprendre les difficultés qu’ont les malentendants à se faire comprendre. Et pouvons-nous les imaginer ? Car la surdité est un handicap invisible.

Contes, mangas et haïkus est, en plus d’un spectacle, un atelier de sensibilisation. Présenté par la très pédagogue Patricia Mazoyer, de la compagnie La Main tatouée, il présente en premier lieu un conte japonais de nouvel an, avant de raconter un manga, puis de déclamer (avec les mains) des haïkus, poésies japonaises.

Ce qui est demandé aux soixante-dix adolescents présents, c’est de voir au-delà des apparences. Après une introduction entièrement en langue des signes, qui les a fait sourire – une réaction due à l’âge probablement -, Patricia Mazoyer s’est présentée. Elle a expliqué qu’elle utilisera la parole, mais aussi la langue des signes française, et japonaise. Qui se doutait qu’il puisse y avoir des langues étrangères, même en langue des signes ?

Elle les a appellé à ne plus faire de bruits, pour ne pas se rendre sourds d’une autre manière que la sienne. Elle les a ensuite invité à participer sur scène, et sur leurs chaises. Ils ont appris comment applaudir (en tournant leurs mains en l’air), qu’on appelle un sourd en lui touchant l’épaule ou en éteignant et en allumant la lumière d’une pièce.

Maxime a trouvé ça « touchant de savoir qu’il y en a qui peuvent pas parler et qu’ils peuvent quand même communiquer ». Lui est monté sur scène, pour « montrer qu’on peut parler comme ça nous aussi ». Billel a carrément trouvé ça « génial ! » Mais certain sont encore imerméables à la découverte de la langue des signes. Ainsi, Christopher, qui n’est déjà pas un adepte des mangas, n’y a « rien compris ». Peu être plus tard… •

Les deux pôles de la bibliothèque accueilleront des expositions à partir du 14 novembre (Gambetta) et du 15 novembre (Desrousseaux).

Source : http://www.lavoixdunord.fr © 30 Octobre 2011 à Lens

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.