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Hauts de Seine Habitat

Les sourds ont leur place au boulot

Le colloque et les spectacles sont accessibles au grand public.

Sourds et malentendants peuvent faire des tas de métiers. Un colloque sur le sujet aura lieu le 1er octobre au Centre culturel.

L’intégration professionnelle des personnes sourdes, c’est vraiment possible. C’est ce que s’efforcera de prouver au public la Maison des sourds de la province de Luxembourg, grâce à l’étroite collaboration de la députation provinciale et du centre culturel. Ce sera au travers d’un colloque qui aura lieu le samedi 1er octobre dès 9 h et sera suivi à 16 h 30 d’un spectacle, intitulé Né deux fois, du Français Joël Chalude, lui-même sourd. Et la veille, le vendredi 30 septembre à 20 h 30, ce sera l’Athusien Robin Rosman et son Théâtre Chocolat qui présenteront la pièce Mission agricole, laquelle aura la particularité d’être également interprétée en langue des signes par Annie Devos. Vous l’avez compris : toutes ces activités ne s’adressent pas qu’aux personnes sourdes et malentendantes. Car tout qui a la chance de bien entendre peut aussi y participer. Catherine Simon, assistante sociale et l’une des responsables de la Maison des sourds révèle la principale raison de ce colloque. Elle-même frappée de surdité, pour s’exprimer, utilise le langage des signes. « Trop d’employeurs ne disposent pas d’informations sur le sujet. Or il n’y a qu’un nombre restreint de métiers qui ne sont pas accessibles. Mais, pour citer un exemple, quand une personne sourde se présente au Forem en vue de trouver un emploi dans la menuiserie, on lui explique que ce n’est pas possible parce que c’est trop dangereux », traduit une interprète en langage parlé. « Pour les sourds, la vie n’est pas facile et ils éprouvent aussi des difficultés pour s’intégrer dans les loisirs », ajoute-t-elle.

Un Belge sur dix

Le député provincial aux Affaires sociales et hospitalières, Jean-Marie Carrier, rappelle qu’en Belgique, les personnes sourdes représentent dix pour cent de la population. Rien qu’en Wallonie, on recense quelque 25 000 sourds et 450 000 malentendants. Il explique encore qu’au cours de ce colloque auquel doit assister Éliane Tillieux, ministre de la Santé, de l’Action sociale et de l’Égalité des Chances, on aura l’occasion de vivre des témoignages. Des témoignages émanant de personnes sourdes, comme ceux d’un jardinier indépendant et d’un contremaître. Quelles sont les possibilités pour une personne sourde ou malentendante sur le marché de l’emploi ? Quelles aides peut-elle recevoir pour suivre une formation professionnelle ? Quelles sont les aides à l’intégration professionnelle ? Et est-il possible de s’installer comme indépendant quand on est sourd ? Autant de questions auquel le colloque apportera des réponses. « Car la surdité est un handicap invisible et trop méconnu encore et parce que certaines personnes sourdes ou malentendantes se voient refuser l’accès à une formation professionnelle ou un emploi en raison de la méconnaissance de leurs possibilités et de leurs forces », conclut M. Simon par la voix de son interprète. Voilà qui explique bien le sens de la démarche de la Maison des sourds, de la députation provinciale et du centre culturel.

Source : http://www.lavenir.net © 16 Septembre 2011 à Belgique

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