Langue des signes : une sérieuse pénurie d’interprètes

Plus aucun diplôme d’interprète n’est délivré, faute de formation.

Depuis 5 ou 6 ans, plus un seul interprète en langue des signes n’a été diplômé. Pour une bonne raison : il n’y a plus de formation. La situation devient critique.

Ce samedi 24 septembre marque la journée mondiale des sourds. Le chef de groupe cdH au Parlement de la Communauté française Marc Elsen en profite pour rappeler qu’il y a urgence au moins sur un point : la création d’une formation d’interprètes en langue des signes.

Il n’existe plus aucune formation qualifiante dans ce secteur depuis quelques années. « Il est urgent de former des interprètes de haut niveau pour l’aide administrative, judiciaire, hospitalière et autres situations qui nécessitent un vocabulaire spécialisé », avance Marc Elsen.

« On cherche. Et on n’en trouve pas. Forcément… »

À l’association belge des interprètes, Isabelle Hulin confirme à 100 %. « On se bat pour qu’une formation revoie le jour, on multiplie les démarches. Il y a une piste en ce moment : une formation de promotion sociale, en collaboration avec l’université de Lille», explique-t-elle.

«On espérait même que ce serait prêt pour la rentrée 2011, mais c’est raté. En 2012, sans doute. Mais les besoins sont là, urgents. On cherche des interprètes en langue des signes maintenant. Et on n’en trouve pas !Forcément, puisque plus aucun diplôme n’’est délivré» insiste Isabelle Hulin.

On tourne en rond

Et, par ailleurs, il n’y a toujours pas de formation de niveau supérieur, en cinq ans. « Les deux dernières engagées étaient des Françaises. On tourne en rond »…

Marc Elsen a interrogé à ce sujet le ministre de l’Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt. Le ministre est partant pour lancer un master. Mais c’est très compliqué et les réseaux ne sont pas prêts à collaborer. « Aujourd’hui, le projet semble au point mort », en conclut Marc Elsen.

« Les personnes sourdes ont des droits. Et un de leurs droits essentiels est de pouvoir bénéficier d’un interprète. Elles en ont besoin dans tous les domaines. Se marier, baptiser un enfant, acheter une maison… », rappelle Isabelle Hulin. « Et là, on nie ces droits. Ce sont pourtant des citoyens à part entière !»

Source : http://www.lavenir.net © 23 Septembre 2011 à Belgique

3 commentaires
  1. soulie dit

    BONJOUR
    la politique de notre president n’arrange rien du tout , son argent et celui de ses amis c’est tout ce qui compte , si vous voulez changer il faut voter AUBRY Dimanche , car , ELLE fait beaucoup pour les sourds en FRANCE et aura un delegué sourd pour regler tous nos problemes, si elle est elue grace à votre aide bien sur !!!ALORS LES SOURDS IL FAUT SE MOBILISER DIMANCHE 16 OCTOBRE sinon ensuite faudra pas venir vous plaindre

  2. Aurore dit

    Bonjour,
    Cette information n’est pas tout à fait juste, des interprètes sortent tous les ans du master pro interprète des universités de Lille et de l’université de Paris 8. Mais en effet, ce doivent être à peu près les seules universités proposant une telle formation!

  3. frugier dit

    bonsoir;
    samedi 9 octobre, j’ai demande une interprète pour les obsèques de mon papa qui était sourd, et lors de ses obsèques bcp de sourds avait fait le deplacement, ne me sentant pas le courage d’interpréter moi même j’ai pense a une interprète; eh bien !! aucune sur la région de bordeaux, pourtant c’est pas faute d’avoir essaye, seul un interprète de Pau pour 600 euros!!!! ben nous avons fait sans!! j’étais triste pour tout nos amis sourds!mais pour ce prix la!! je veux bien interpréter!!!

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