Dialogues de sourds

Hier, à Nancy, un collectif regroupant les associations de sourds de Lorraine, organisait une marche symbolique.

Les personnes sourdes et malentendantes en ont assez d’être incomprises, stigmatisées, marginalisées. À la faveur de la Journée mondiale des sourds, elles ont décidé d’être visibles pour mieux se faire entendre et revendiquer leur juste place dans la société.
Hier à Nancy, un collectif regroupant les associations de sourds de Lorraine, organisait une marche symbolique, pour tout le Grand Est, suivie de discours en langue des signes, prononcés sur la place Stanislas.
Tee-shirt noir et gants blancs pour la beauté des gestes, Christophe Laroche est le président de l’association vandopérienne CRI et Rex. Il est aussi le premier enseignant universitaire en langue des signes, et travaille à la faculté des lettres de Nancy. « Cette marche n’est pas une manif, c’est une marche silencieuse pour dire qu’on existe et qu’on est visible. Ce qui s’est passé dernièrement à Marseille, où un commandant de bord a refusé d’embarquer vingt-deux sourds en raison de leur surdité, en invoquant la sécurité, illustre bien cette incompréhension. »
Les personnes sourdes sont atteintes d’un handicap invisible, mais la plupart arrivent bien à communiquer, par écrit, par lecture labiale. L’idéal serait que ceux qui sont en face « comprennent qu’ils peuvent aussi communiquer avec leur corps, par visuo-gestuelle, en opposition à la communication audio-phonatoire », ajoute Olivier Marchal.
Le président de l’association Sourd métrage est professeur au Lycée Varoquaux de Tomblaine où il enseigne la langue des signes à des jeunes sourds, malentendants ou à des lycéens désireux de communiquer avec leurs parents atteints de surdité.

Source : http://www.republicain-lorrain.fr © 25 Septembre 2011 à Nancy

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