La main des sourds

Les sourds se font entendre

Pour intégrer les personnes sourdes dans la société et puis tard dans les entreprises.

Handicap semaine de la surdité

Au moins une personne sur six a des problèmes d’audition. Mais veulent être intégrées

“ En politique, on entend souvent parler de dialogue de sourds. C’est une faute de dire cela: les sourds s’entendent très bien… entre eux ”. Et c’est un sourd qui l’affirme

Comment vivre normalement lorsqu’on a un handicap que les gens ne peuvent percevoir au premier coup d’œil? “ C’est parfois difficile, car les gens m’entendent parler. Mais moi, je ne les entends pas et cela, ils ne le savent pas ”, explique d’emblée Maurice Hayard, fondateur de l’asbl Surdimobil, dont le siège est à Loncin, près de Liège.

Maurice Hayard, âgé aujourd’hui de 61 ans, est devenu sourd progressivement quand il était jeune. “ J’ai alors constaté que le monde des sourds était trop fermé, et que le monde n’était pas adapté aux sourds. J’ai voulu sensibiliser ce monde au problème vécu par les sourds. Et au moins une personne sur six a des problèmes d’audition ”. C’est ainsi qu’est née l’association Surdimobil.

Langage des signes

Tout d’abord, rappelle Maurice Hayard, surdité et mutisme ne sont pas liés. Aujourd’hui, on ne parle plus de sourds-muets, car bon nombre de sourds ou malentendants arrivent à parler. Certains parlaient avant d’être atteints de surdité. D’autres, sourds de naissance, ont appris.

Puis, il y a le langage des signes: “ Il était interdit ou non autorisé jusqu’il y a une trentaine d’années ”. Ce qui fait que d’un pays à l’autre, les signes sont différents: “ Ce sont des dialectes ”, précise Maurice Hayard. Aujourd’hui, cette langue est – enfin – reconnue officiellement.

Sous l’impulsion de son directeur, mais aussi de toute une équipe, l’asbl Surdimobil poursuit un double but: faire mieux comprendre et connaître les sourds, et intégrés ceux-ci comme tout le monde dans n’importe quelle entreprise.

“ Mais il n’y a pas de décision politique en ce sens, comme en France, où les entreprises ont des avantages en engageant des handicapés ”, regrette M. Hayard. Pourtant le matériel pour sourds existe: avec lumières et vibreurs.

Animations

Pour faire passer son message, l’asbl utilise des animations pour écoles, entreprises. “ On met les gens en situation, pour qu’ils n’entendent rien grâce à des bouchons d’oreille et des casques. On fait des jeux de rôle, on initie au langage des signes. Et on fait aussi de la prévention, en sensibilisant les gens dans les gros festivals. ” L’asbl propose aussi des témoignages, des formations, des expositions, toute une série d’animations disponibles en grand format, mais aussi en petit avec “ surdikit ”.

L’association est également présente pour accompagner parents et famille d’enfants sourds, pour les aider et dédramatiser et surmonter la situation: “ Dans la surdité, il n’y a pas que des aspects négatifs. Un sourd peut très bien devenir chef d’entreprise ”. Et être sensible à la musique bien rythmée: “ J’adore Bruce Springsteen ”, ajoute Maurice Hayard.

Mais dans l’immédiat, Surdimobil sera présente à Verviers, du 20 au 24 septembre, pour la semaine de la surdité, organisée par la fédération francophone des Sourds de Belgique (FFSB) qui se terminera samedi, instaurée Journée Mondiale des Sourds. Le programme complet sur le site internet.

À NOTER Surdimobil asbl – Rue du

Pironbolle 8, 4431 Loncin

+32(0)4 344 05 30 – SMS +32(0)496

240 532 – surdimobil@surdimobil.org

http://www.surdimobil.org.

FFSB: http://ffsb.be

Pour intégrer les personnes sourdes dans la société et puis tard dans les entreprises.

Source : www.sudpresse.be © 19 Septembre 2011 à Belgique

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