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Les cours en langue des signes

Les dix enseignants de l’Apedaf accompagnent les enfants sourds en classe.

L’Apedaf, l’ Association des parents d’enfants déficients auditifs francophones , se bat depuis 33 ans pour offrir aux enfants sourds une scolarité moins difficile. Elle leur offre la possibilité d’être accompagnés, en classe, par une aide pédagogique formée au langage des signes. Et d’obtenir un soutien précieux à l’école des devoirs.

Anne Jacquerie, enseignante à temps plein pour l’Apedaf depuis 24 ans, fait partie de l’équipe des dix interprètes de Wallonie picarde.

Son rôle est d’accompagner en classe maternelle, primaire, secondaire, supérieure voire de promotion sociale les élèves sourds âgés de plus de deux ans et demi. “Je m’assieds face à eux, tournant le dos à l’instituteur, et je leur traduis en langage des signes ou en code labial ce qu’explique le professeur, les questions que posent les autres élèves, etc. Le plus dur, ce sont les cours d’informatique, de chimie ou de langues : une horreur à traduire en langage des signes !

Et la mission des aides pédagogiques de l’Apedaf n’est pas toujours simple parce qu’ils doivent veiller à aider l’enfant le mieux possible, sans lui simplifier trop la tâche et sans agir à sa place. “Nous ne sommes pas là pour rendre le sourd à la communauté des entendants en niant sa différence. Mais bien pour l’encourager à s’y intégrer malgré sa différence“, précise Louis Everaert, le coordinateur de l’antenne tournaisienne.

Pour l’instant, Mattéo, le plus jeune élève, vient de rentrer en maternelle et Jérémie, le plus âgé, est en dernière année secondaire, option sciences.

Nous les incitons à devenir le plus autonome possible et nous leur donnons toutes les chances pour réussir professionnellement puisque la surdité n’entrave pas le développement intellectuel.”

L’antenne tournaisienne, qui vient en aide à onze enfants, propose aussi une école des devoirs, à raison de deux heures par semaine. Des journées bien remplies pour les enseignants de l’Apedaf, dont les salaires sont subsidiés à 60 % par la Région wallonne. Pour les 40 % restants, elle s’autofinance en vendant des chocolats via son opération Souris , qui se terminera à la fin du mois.

Source : http://www.lalibre.be © 11 Février 2011 à Belgique

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