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Sourd métrage : quand les yeux ont des oreilles

Cet événement mettra en avant, pendant trois jours, des films réalisés par des jeunes sourds, du primaire à l’université.

Olivier Marchal est le président de l’association qui organise le festival Sourd métrage.

Dans la salle de classe d’Olivier Marchal, il n’y a pas de pupitres pour les élèves. Les chaises sont installées en rond. L’enseignant étrenne son Capes de langue des signes au lycée Varoquaux, à Tomblaine, dans la banlieue de Nancy, depuis la rentrée 2010. « Signer » est devenu une langue vivante 2. Dans son travail pédagogique, Olivier Marchal a tous les jours recours à l’image : ses élèves font leurs exercices en vidéo et il les corrige de la même manière.

Ce passionné de cinéma, fils de parents sourds, est tombé très tôt dans la marmite de la langue des signes. Avec Sourd métrage, il met en œuvre ses deux passions. Le festival se tiendra à Nancy du 24 au 26 mai. Il permettra à un jury de visionner quinze courts métrages, réalisés par des sourds et malentendants, qu’ils soient scolarisés en primaire, dans le secondaire ou à l’université. Cette manifestation se tient pour la première fois à Nancy, mais a déjà connu deux éditions à Montpellier.

Montée des marches

« Dans les films, le regard des sourds doit être mis en avant, explique l’enseignant, président de l’association organisatrice. Grâce au montage, au choix des plans, l’image permet de percevoir des choses qui ne seraient pas perceptibles sinon. » Il a ainsi visionné des dizaines de films pour en sélectionné quinze. Les exclus « ne correspondaient pas à nos critères de sélections », dit-il. Huit, par leur qualité, ont été conservés pour être diffusés hors compétition. Ces films seront projetés à l’IECA et au Conservatoire de l’image, rue Ney, à Nancy. L’entrée sera libre.

Le jury, présidé par le comédien Victor Abbou, doit décerner cinq prix : l’affiche du film, le meilleur montage, le meilleur scénario, le coup de cœur du jury et le grand prix. Comme à Cannes, Sourd métrage entend bien organiser une montée des marches, à l’Institut des jeunes sourds de Jarville. La cérémonie verra cinq interprètes traduire les différents discours. La clôture se fera dans la salle Poirel et les grands salons de l’hôtel de ville de Nancy. Rendre la surdité visible : le défi de Sourd Métrage paraît en bonne voie de réalisation.

Du 24 au 26 mai, à Nancy. Informations sur www.festivalsourdmetrage.fr

Source : http://www.republicain-lorrain.fr © 16 Mai 2011 à Nancy

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