Prison requise contre d’ex-employés d’une institution pour jeunes sourds

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Le par­quet d’Evry a requis mer­credi des peines d’emprisonnement allant d’un mois avec sur­sis à six mois fermes, à l’encontre de cinq ex-employés d’une ins­ti­tu­tion pour jeunes sourds, qui com­pa­rais­saient pour des vio­lences envers des enfants poly­han­di­ca­pés et non dénonciation.

Il a été requis à l’encontre de deux éduca­trices du Centre médi­cal de pho­nia­trie et de sur­dité infan­tile de La Norville (Essonne) trois ans de pri­son dont six mois fermes et douze mois de pri­son avec sur­sis, ainsi que l’interdiction défi­ni­tive de toute acti­vité au contact de mineurs.

Le par­quet a requis un et quatre mois d’emprisonnement avec sur­sis, et des amendes de 2.500 et 5.000 euros, ainsi que la même inter­dic­tion, pour une durée de cinq ans, à l’encontre de leurs deux chefs de service.

Six mois avec sur­sis, 5.000 euros d’amende, et cinq ans de la même inter­dic­tion, ont été requis à l’encontre de l’ancien direc­teur du centre.

Le sub­sti­tut du pro­cu­reur a fait état d’une « chro­nique des petites lâche­tés quo­ti­diennes », évoquant la non-dénonciation de vio­lences, pour ne pas nuire, selon lui, à la « répu­ta­tion »: « les signaux d’alerte ont été pris avec beau­coup de dis­tance, de légè­reté », a-t-il dit.

Il est repro­ché aux deux éduca­trices spé­cia­li­sées des vio­lences à l’égard d’enfants poly­han­di­ca­pés, entre 2001 et 2005. L’une d’elles conteste l’accusation, l’autre la recon­naît en partie.

Leurs deux anciens chefs de ser­vice, qui disent n’avoir pas été au cou­rant, et l’ancien direc­teur, com­pa­raissent pour non dénonciation.

L’ancien direc­teur de l’établissement admet avoir été alerté une pre­mière fois en 2003 par un groupe d’éducateurs, mais n’avoir pas signalé les faits aux auto­ri­tés. Il avait alors placé l’éducatrice concer­née à un poste sans contact avec les enfants.

L’enquête avait fina­le­ment com­mencé en 2004, lorsqu’une ancienne sta­giaire avait saisi le pro­cu­reur de la République de l’Essonne pour révé­ler les faits dont elle avait été témoin.

Huit des anciens pen­sion­naires de l’établissement, ainsi que l’association La Voix de l’Enfant, se sont por­tés par­tie civile.

Le juge­ment doit être rendu le 1er juin.

Source : http://www.vousnousils.fr © 11 Mai 2011 à Evry

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