La main des sourds

Apprenez la langue des signes à Sannois

SANNOIS, DEVANT LE PALAIS DES SPORTS JEAN-CLAUDE-BOUTTIER, LE 5 MARS. A la sortie de son premier cours de langue des signes, Mathieu est déjà capable de converser avec son professeur Auriane.

« Etre capable de communiquer avec tout le monde cela me paraît important. » Mathieu ne connaît pour le moment aucun malentendant. Mais comme une poignée d’autres habitants de Sannois et des environs, il a décidé de passer ses samedis à apprendre la langue des signes. Le centre d’action sociale de Sannois, en partenariat avec l’Unapeda (Union nationale des associations de parents d’enfants déficients auditifs), vient de relancer des stages d’initiation à ce langage encore très peu maîtrisé par le grand public.

« J’avais envie de l’apprendre depuis longtemps, cela me trottait vraiment dans la tête… Alors j’ai sauté sur l’occasion! » témoigne Ludovique, de Taverny, en sortant de son tout premier cours. Au programme de cette séance : « l’iconicité », ou l’art et la manière d’exprimer les formes et les volumes en deux ou trois dimensions et uniquement avec les mains.

Expressive et dynamique

« Ce stage permet d’acquérir les bases, explique le professeur, Auriane Binet. Les stagiaires sont très motivés. Chacun a sa propre raison d’être là. Certains viennent pour des motifs professionnels s’ils sont orthophonistes par exemple. Mais pas tous. » La plupart, comme Dominique, une habitante de Sannois presque retraitée, sont juste curieux et avides de savoir. « Au cours de ma carrière d’hôtesse d’accueil dans une administration, j’ai souvent reçu des personnes malentendantes. Cela m’a donné envie d’aller plus loin » explique-t-elle.

Très expressive et dynamique, la langue des signes séduit par son aspect vivant. « Et puis cela peut vraiment être très utile le jour où l’on rencontre des personnes qui n’entendent pas », estime le jeune Mathieu, de Taverny. C’est justement la raison d’être de ce stage qui, s’il affiche complet, pourrait être de nouveau proposé aux personnes le souhaitant. « Les cours de langage des signes sont assez rares en banlieue, regrette Auriane Binet. C’est vraiment dommage car beaucoup de sourds y vivent et ils se retrouvent très isolés. »

Source : http://www.leparisien.fr © 19 Maris 2011 à Sannois

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