La main des sourds

Sourds-muets et drépanocytaires : La main tendue de la jeunesse de la diaspora

De jeunes élèves et étudiants viennent de collecter et distribuer des fonds à deux associations qui s’occupent de ces personnes défavorisées.

L’école des sourds-muets de Buea et l’association Drépano-solidaire de Yaoundé, qui vient en aide aux drépanocytaires, ont récemment reçu des main de l’Association Young Diaspora Engaged une somme d’un million de F chacune. Les fonds, selon les membres de l’association donatrice, devront servir à renforcer les différentes actions déjà engagées en faveur de ces deux couches sociales particulièrement fragiles. Un geste qui fait tache d’huile, non seulement pour sa chaleur au lendemain des fêtes de fin d’année, mais aussi pour divers autres de ses contours. Le sens des responsabilités des jeunes philanthropes – ils sont âgés de 16 et 22 ans – n’en étant pas des moindres.

Les deux millions de F distribués ont en effet été collectés par ces jeunes, pour la plupart étudiants dans des universités étrangères et en vacances au pays, au cours d’une soirée organisée à l’occasion de la Saint Sylvestre. L’idée, selon Amirah Hachankeng, étudiante en première année Droit à l’université de Surrey en Angleterre, étant d’ « aller au-delà de la fête, pour un tout petit peu changer des vies ». L’ambition, au départ anodine, a apparemment conquis des cœurs sensibles, puisque, comme le précise notre source, des parents et quelques chefs d’entreprises ont mis la main à la bourse, pour sponsoriser la soirée. Le gros des fonds levés est néanmoins à mettre à l’actif de ces jeunes, qui à l’occasion ont cassé la tirelire, alors que d’autres de leur âge ne pensaient qu’à leurs réjouissances, généralement stériles.

Après un mois d’efforts et de volonté seulement, le succès de cette première expérience semble avoir aiguisé leur appétit ; puisque le groupe compte faire de ce rendez-vous un évènement annuel, à travers dîners et autres rencontres. Amirah Hachankeng ajoute que Young Diapora Engaged compte créer au pays une association, qui se chargera de suivre sur place leurs activités. Ce qui permettrait de mieux préparer les prochaines échéances.

Source : http://www.cameroon-tribune.cm © 09 Janvier 2011 à Cameroun

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