« Je leur ai pas demandé de me suivre »

Il avait dérobé un véhicule du centre des jeune sourds.

Vol de véhicules, refus d’obtempérer à Arras

Vincent Taguemount n’est pas un habitué des tribunaux. Pourtant, mardi 9 novembre, il était présenté devant les juges dans le cadre d’une comparution immédiate.

Pour lui, les mésaventures commencent le mercredi 6 novembre. Il souhaite se venger d’un licenciement en crevant les pneus du responsable de la société.
Il compte commettre son méfait, rue Jaurès, à Arras, mais un père et son fils le remarquent et appellent les forces de police. Après filature, une course poursuite s’engage, le futur prévenu sème la patrouille qui le retrouvera dans un fossé à Wancourt le coude luxé.

De la mauvaise foi par kilos
Il apparaît devant les juges plâtré et à moitié torse nu, un pull lui a été prêté et enfilé négligemment. Les juges reviennent sur les faits.
Le véhicule conduit par Vincent Taguemount a été dérobé par ses propres soins au centre des jeunes sourds le 11 octobre.
Alors qu’une éducatrice spécialisée ouvrait manuellement le garage, il est entré dans le véhicule puis est parti, après avoir fermé la portière sur le bras de l’employée du centre. Il nie ces violences. Comme il niera ou minimisera les autres faits, souvent avec un culot monstre.
Quand on lui demande une justification concernant le vol du véhicule, il répond : « ma voiture était en panne, j’en avais besoin pour faire les agences d’intérim ». Le refus de d’obtempérer et sa conduite risquée ? « Je voulais fuir, je leur ai pas demandé de me suivre ? » « Votre logique est stupéfiante » soupire la présidente Savarzeix. Le substitut Guédon développe. « On a besoin de quelque chose, on ne réfléchit pas, on fonce et on y va. C’est inadmissible. J’ai l’impression d’avoir affaire à un gamin de douze ans. » Elle requiert une peine de 18 mois, dont dix avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans.
L’avocate du prévenu, Sophie Sesboüé, se déclare « choquée par les conditions de comparution » de son client. Puis elle tente d’expliquer son comportement. « Depuis que sa mère a refait sa vie, il est parti et vit seul. Aujourd’hui, il est rongé par la solitude et la dépression. » Le tribunal ne prononcera pas de maintien en détention. Vincent Taguemount est condamné à une peine de 18 mois, dont douze avec sursis.

Source : http://www.lavenirdelartois.fr © 17 Novembre 2010 à Arras

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