Certains collectifs de sourds dénoncent une régression

Le 30 novembre dernier, une proposition de loi a donc été déposée à l’Assemblée nationale par les députés Dupont, Chossy et Antier. Ce texte qui vise à généraliser le dépistage néonatal de la surdité a fait sortir de ses gonds plusieurs associations de sourds qui ont manifesté dans la foulée du dépôt de cette proposition législative.
Dans plusieurs villes de France, des collectifs de sourds se sont saisis de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, « la participation et la citoyenneté des personnes handicapées qui stipule que les parents ont le libre choix entre la communication orale et la communication bilingue (à l’aide de la langue des signes française, LSF) ». Pour certains sourds donc, cette proposition de loi vise à les écarter, à les marginaliser de la société en niant leur langage.
Pour eux, cette proposition de loi « focalise sur la communication orale au détriment de la langue des signes d’où la journée organisée sur le thème ”Les sourds sont morts, vivent les sourds”». D’autres encore dénoncent carrément une régression. Les associations proposent donc d’attendre que les enfants aient 3 mois avant de leur rechercher une éventuelle surdité. Un délai qui leur semble plus raisonnable avec un nouveau test qui pourrait intervenir à l’âge de 6 mois pour infirmer ou non le premier diagnostic. Les associations de sourds dénoncent en revanche le fait qu’ils n’aient pas été consultés par les trois députés.

Source : http://www.lunion.presse.fr © 07 Décembre 2010 à Reims

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