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Hauts de Seine Habitat

Handicapée, sourde et muette : Djénébou Diarra a été violée et agressée par des inconnus qui aspiraient son sang

Aujourd’hui, les hommes n’éprouvent aucune honte, encore mois de la gêne pour satisfaire leur libido. Mais en arriver à violer une fille handicapée et l’agresser pour aspirer son sang, c’est vraiment inédit ! Et pourtant, c’est ce qui est arrivé à la pauvre Djénébou, à Moribabougou N’Gabakoro Droit.

Djénébou Diarra, une adolescente de 18 ans, est née handicapée des pieds, sourde et muette. Elle vit à Moribabougou N’Gabakoro Droit avec sa mère, Korotoumou Diarra. Toujours agitée à cause de son multiple handicap, sa mère est constamment rejetée par ses colocataires à cause des bruits nocturnes occasionnés par Djénébou. Pour ne plus faire l’objet de raillerie, sa mère l’a hébergée, seule, dans une maisonnette.

Dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 novembre, Djénébou Diarra a été victime d’agression et de viol. Non satisfaits d’avoir abusé de Djénébou, ses agresseurs lui ont percé la tête avec un bar de fer pour, dit-on, aspirer son sang. Ainsi, dès le lendemain lundi, dans la matinée, une voisine ayant aperçu la pauvre toute ensanglantée, a alerté son fils Adama Konaté pour qu’il l’amène à l’hôpital. Ce dernier l’a conduite d’abord chez le maire Malick Keita et ce dernier a insisté pour qu’elle reçoive des soins urgents avant de faire appel aux gendarmes pour retrouver les auteurs de l’agression.

C’est ainsi qu’on a fait appel à Moussa Dagnon, infirmier exerçant à la clinique Farako, afin de qu’il administre les premiers soins à Djénébou pour stopper l’hémorragie. Les frais médicaux ont été entièrement pris en charge par Adama Konaté, un jeune tradithérapeute.

La victime a, ensuite, été conduite au CSCOM de N’Gabakoro Droit pour se faire établir un certificat médical qui permettra aux gendarmes d’ouvrir une enquête. Les auteurs de cet acte ignoble et criminel restent encore inconnus, mais les recherches, actuellement menées par les gendarmes promettent des résultats positifs.

Rappelons que c’est la Fédération malienne des associations des personnes handicapées (FEMAPH), sous la houlette d’Adama Diakité, qui s’est impliquée pour que toute la lumière soit faite sur ce cas de viol et d’agression qui indignent les populations de Bamako mises au courant. D’où cette grande mobilisation pour soutenir Djénébou

Source : http://www.maliweb.net © 04 Décembre 2010 à Bamako

1 commentaire
  1. gelder dit

    les gens non plus aucun respect pour personne ou vs ton

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