Communiqué AFILS 30/11/10

6

Bonjour à tous,

Vous avez certainement reçu l’appel à mobilisation pour la « Journée morte de la langue des signes » prévue le 30 novembre 2010. Cet appel a été lancé par l’association 2 LPE-PB le 15 novembre dernier dans le but de manifester contre la proposition de Loi n°2752 visant à généraliser le dépistage néonatal de la surdité. Cette proposition de Loi sera étudiée le jour-même en séance publique à l’Assemblée Nationale.

L’AFILS est une association d’interprètes et de traducteurs travaillant pour deux communautés, celle des sourds et celle des entendants. Son but principal est de permettre la communication entre elles.

L’AFILS s’est mobilisée au sein d’un collectif militant contre ce projet de loi, regroupant notamment la FNSF, 2LPE-PB, l’ANPES. Le collectif a rencontré le 22 novembre 2010 deux des trois députés porteurs de cette loi qui ont semblé être à notre écoute. Depuis, des propositions d’amendements ont été faites mais que penser de l’échange suivant ?

« M. le rapporteur. L’amendement fait mention explicite de la langue des signes comme mode de communication à la disposition des enfants et de leurs familles.

M. Jean-François Chossy. Il fallait apaiser les inquiétudes qui transparaissent dans les très nombreux courriels que nous avons reçus, et l’amendement y pourvoit. Mais j’aimerais dire aussi explicitement qu’il existe d’autres méthodes que la langue des signes, telle la langue parlée complétée.
M. le rapporteur. Nous effleurons cette question pour éviter tout conflit, mais l’objet premier de la proposition de loi est d’organiser le repérage et le dépistage précoces de la surdité . »1

Est-ce respectueux des craintes et des demandes émises par les représentants associatifs ? Que cache cette réponse ? Cette allusion à la langue des signes dans le texte n’a qu’un seul but : faire passer cette loi.

L’AFILS, seule représentante nationale des interprètes et traducteurs français-LSF considère que cette mobilisation est l’affaire de tous et participera à cette journée.
Nous vous appelons également à vous mobiliser dans le calme et la dignité.
Les rassemblements sont prévus le 30 novembre 2010 à 14h
A Paris, devant l’assemblée nationale
En province, devant les préfectures.

Bien cordialement à tous,

6 COMMENTS

    • je ne suis pas d’accord ,car mon fils à des implants et celà a transformé sa vie
      à 26 ans il entend a 70% et il travaille répond au tel etc .Si besoin vous pouvez me demander des renseignements

      • Quels sont vos arguments ? Vous dites que vous n’êtes pas d’accord mais on se moque de qui est ou n’est pas d’accord , en revanche , nous avons soif d’arguments !!

        Un sourd peut travailler et il peut également téléphoner par le biais des centre relais. Il peut également communiquer par bien d’autres moyens ….

        Vivre comme tout le monde ne relève plus du parcours du combatant , nous sommes en 2010 …

  1. Notre association soutien le mouvement qui est contre
    « Le dépistage précoce systématique de la surdité du bébé dès les premiers jours de la vie  »

    Non pas parce que nous sommes contre tous dépistage, mais parce que celui-ci n’est jamais accompagné d’un travail d’information et de soutien aux parents.

    Que se passera-t-il à l’annonce de la surdité, alors que la maman ne sera pas encore remise de son accouchement ?
    Quel regard aura-t-elle sur son bébé ?
    Les parents seront-ils parents de leur bébé ou d’un « qui n’entend pas » ?
    Que sera le soutien après le constat.
    Trop de questions sans réponses.

    Nous savons que derrière ce « progrès » se cache le rêve d’implanter tous les bébés sourds.

    Nous pensons que les familles n’ont pas la capacité de choisir étant donné que tout se passe à l’hôpital, on y restera jusqu’à l’implantation, les parents n’auront aucune possibilité de prendre contact avec des sourds, la langue des signes, et les associations de parents qui peuvent tranquillement leur parler de leurs expériences, montrer une autre image de la communication avec un enfant sourd et comment vivre heureux avec une langue visuelle en plus du français.

    L’implant cochléaire existe, il peut être choisi et nous respectons le choix des parents, à condition qu’ils aient un vrai choix et qu’il soit clairement expliqué que la première langue d’un enfant sourd est la Langue des Signes qui lui permettra de communiquer avec ses pairs et de progresser plus aisément dans sa scolarité, sa culture comme dans son projet oral.

    Un bébé qu’on implante ne sera pas un « entendant » il sera « un sourd implanté »
    Trop de parents sont sourds à cette réalité, tellement ils n’entendent qu’un discours réparateur.

    Il faut accompagner les familles, être honnêtes avec les parents et respecter les lois existantes avant d’en créer une autre qui sera un retour en arrière plutôt qu’un progrès.

    l’équipe de association culturelle visuelle langue des Signes française 24

    parents enfants Sourds a périgueux
    Emmanuel HUSSON

  2. je suis contre la loi de dépistage de la surdite , il faut laisser les sourds c’est comme la nature et ça nous utilise la langue des signes car dieu donne gratuitement aux mains de sourds et les sourds sont plus à l’aise de faire les signes et les signes sont vivantes et enrichissantes

Écrire un commentaire

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.