La main des sourds

Face au handicap, des étudiants actifs

mardi 28 septembre 2010 UNIVERSITÉ. Langues des signes, tournoi de handibasket, repas dans l’obscurité… : la sensibilisation aux handicaps se décline à travers différentes actions menées sur le campus

Des étudiantes en orthophonie proposent l’accès à la langue des signes à l’université de Nantes.

De l’avis même du professeur Rogez, doyen de la faculté de Médecine de Nantes, l’initiative des étudiants en orthophonie est « subtile, intelligente et intéressante ». C’est la raison pour laquelle, il met à disposition pour la troisième année consécutive, les salles de la fac de Médecine pour les cours de langue des signes à destination de tous les étudiants nantais. L’an dernier, une centaine de candidats n’ont pas été pris faute de place. Hier soir pour la séance d’inscription il y avait encore une longue file d’attente. « La langue des signes, on l’apprend en général quand on est obligé, pas spontanément. Cela démontre que les étudiants sont ouverts et s’intéressent alors qu’on leur demande déjà beaucoup », note le professeur Rogez.

Dix étudiantes dans le coup

L’équipe de dix étudiantes en orthophonie (Association nantaise des futurs orthophonistes) qui a mis en place ces cours qui visaient, la première année, leur propre école. « Nous sommes sensibles au fossé qui sépare la population sourde à la population entendante dans notre société et sensibles au fait que ce sont aussi les personnes entendantes qui peuvent faire l’effort de faire un pas vers cette population qu’on connaît peu », argumente Morgane Le Scraigne étudiante de l’équipe.

Depuis 2009, ces cours au tarif plus abordable (50 € le niveau, contre 130 à 180 € habituellement, sachant que le cursus total comporte 12 niveaux), sont ouverts à l’ensemble à tous les étudiants dans la limite de 132 places cette année. Ils sont assurés par le CSCS 44 (Centre socioculturel des sourds en Loire-Atlantique). « Nous avons obtenu des subventions supplémentaires mais notre but est que l’Université elle-même puisse prendre en compte ces cours sous forme d’unités d’enseignement ou d’option », souligne Nuria Prigent, étudiante en quatrième année d’orthophonie et parmi les initiatrices de l’aventure, il y a quatre ans.

Source : http://www.presseocean.fr © 28 Septembre 2010 à Nantes

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