La main des sourds

L’ISS communique en langue des signes ( Vidéo)

L’astronaute Tracy Caldwell Dyson a répondu à plusieurs questions en utilisant l’ASL, l’American Sign Language.

Photographiée ici dans le poste d’observation Cupola, l’astronaute américaine Tracy Caldwell Dyson s’est adressée en langue des signes depuis la Station Spatiale Internationale (voir la vidéo plus bas dans cette page).

Comme son nom l’indique, la Station Spatiale Internationale associe plusieurs pays : les États-Unis, la Russie, le Japon, le Canada et plusieurs nations d’Europe via l’ESA (Agence Spatiale Européenne). De fait, le nombre de langues parlées à bord est déjà assez nombreux même si dominent l’anglais et le russe au quotidien. Récemment, et pour la première fois, la langue des signes a été utilisée par l’astronaute américaine Tracy Caldwell Dyson qui s’adressait ainsi à toutes les personnes privées d’audition de son pays et répondait aussi à des questions posées.

Volonté d’ouverture
Pour être précis, Tracy Caldwell Dyson a employé l’ASL (American Sign Language), la principale langue des signes aux États-Unis. Selon les études, le nombre d’utilisateurs irait de 500.000 à 2 millions, ce qui en fait d’après le communiqué de la NASA la quatrième langue la plus utilisée du pays. L’astronaute maîtrise l’ASL non pas parce qu’un membre de sa famille est atteinte de surdité sévère (ce qui reste la raison principale des normaux-entendants d’apprendre une langue des signes), mais parce qu’une de ses camarades de classe était sourde. Par la suite, elle s’est perfectionnée afin d’aider une collègue alors qu’elles étudiaient toutes deux la chimie. Avec ce discours de presque six minutes en ASL, Tracy Caldwell Dyson a concrétisé un geste d’ouverture et montré que la NASA s’adresse aussi aux personnes atteintes de surdité sévère (voir la vidéo ci-dessous).

L’astronaute a voulu également sensibiliser le grand public aux difficultés pratiques rencontrées par les étudiants sourds. Par exemple, ils sont obligés de prendre des notes ou de lire le livre de cours tout en regardant leur interprète en langue des signes, effectuant des va-et-vient du regard incessants, alors qu’une personne qui jouit d’une audition normale peut écouter son professeur tout en lisant et écrivant sans pour autant lever les yeux. Tracy Caldwell Dyson a ainsi déclarée en ASL : «Une chose que j’ai apprise est que les personnes sourdes peuvent tout faire (…). Peut-être un jour pourrez-vous partir dans l’espace et vivre à bord de l’ISS».
Keith Cowing, responsable éditorial du site NASA Watch, a remarqué que si cette communication en langue des signes était une première pour l’ISS, elle ne l’était pas pour le domaine astronautique. Il cite ainsi l’exemple de Bill Readdy qui enregistra un message en ASL lors de la mission STS-42 (navette Discovery en janvier 1992). Voir la vidéo ci-dessous.

On notera enfin que la Cité de l’espace, le parc à thème spatial toulousain dans le sud de la France, a dès son ouverture mis en place une politique visant à accueillir de la meilleure façon possible les personnes handicapées et bien évidemment les malentendants. Les différentes zones du parc sont ainsi dotées de boucles magnétiques (réception via des casques) et la Cité de l’espace assure même la traduction de certains spectacles ou conférences en langue des signes.

Source : http://www.enjoyspace.com © 27 Juillet 2010 à U.S.A.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.