La main des sourds

Quand les mains ont la parole, on en prend plein les yeux

Du burlesque, du Boris Vian, du hip-hop… mais uniquement en langue des signes. C’est la signature du festival Sign’ô*, un événement biennal unique où l’on vient de toute la France. « L’idée, c’est de sortir des sentiers battus et des spectacles faits par les sourds pour les sourds », explique

Barbara Jeanneau de l’association organisatrice Act’s, dont l’objectif est de permettre aux personnes sourdes d’accéder à la pratique culturelle.

Initiation à la langue des signes
L’ambition de Sign’ô est aussi et surtout de favoriser la mixité des publics, en privilégiant les arts visuels mais aussi en garantissant une traduction appropriée. « C’est une chouette occasion de promouvoir la langue des signes », assure la chorégraphe Lucie Lataste, qui crée au festival son premier « ballet silencieux » dansé par des comédiens sourds. Une adaptation de cinq poèmes de Boris Vian. Pour ne pas parasiter le spectacle par une voix off, elle a opté pour une lecture des textes avant l’entrée en scène. En revanche, les contes pour enfants seront doublés simultanément. En matière de décloisonnement, Sign’ô a tout prévu, y compris la garderie bilingue et les ateliers d’initiation à la langue des signes. Et ça fonctionne plutôt bien puisque le public de l’édition 2008 était composé à 40 % d’entendants.

Source http://www.20minutes.fr © 28 Mai 2010 à Toulouse

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