La main des sourds

La greve se poursuit à l’institut des jeunes sourds d’Orléans

Les salariés protestent contre la rupture de la période d’essai de leur nouveau directeur. Celui-ci a saisi le conseil des prud’hommes.

La tension demeure tres vive au sein de l’IRESDA,l’Institut régional pour sourds et déficients auditifs, basé à Saint-Jean-de-la-Ruelle. Les salariés ont décidé, hier soir, de prolonger leur mouvement de grève, entamé lundi. Ils demandent la réintégration de leur nouveau directeur, Christian Bonnin, embauché de façon officielle, le 24 aout, avec une période d’essai de quatre mois, par l’Association de patronage de l’Institut régional des jeunes sourds d’Orans (APIRJSO).

Le conseil d’administration de l’APIRJSO a décidé, le 9 novembre, de rompre le contrat de travail de Christian Bonnin. Le directeur de l’assocation, Philippe Balin, précise que les administrateurs avaient le droit de le faire durant la période d’essai.

Mais l’intéressé et le personnel contestent cette version. Ils affirment que Christian Bonnin travaille en réalité depuis le printemps à l’IRESDA. Et ce dernier a saisi le conseil des prud’hommes d’Orans. Une audience en référé se tiendra vendredi, à 9 heures, pour examiner l’affaire.

<< Un travail dissimulé >>
<< Plusieurs personnes attesteront que Christian Bonnin était présent dans l’établissement à partir du 6 mai et qu’il a travaillé régulièrement depuis le 1er juin >>, déclare Chantal Thabourin, représentante du syndicat SUD. L’intersyndicale SUD-CGT de l’établissement dénonce, avec les non-sysndiqués, << Un travail dissimulé >>, et a demandé à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) de démettre les administrateurs de leurs fonctions.

<< Les administrateurs sont des bénévoles qui n’ont qu’un souci : le bien des usagers >>, répond philippe Balin. Celui-ci souligne que l’APIRJSO gère plusieurs établissements dans la région, et que nombre de salariés de ces structures et des familles accueilles sont très inquiets de la tournure prise par les évévenments. << On a des enfants avec des troubles associés, qui sont polyhandicapés et qu’on ne peut pas accueillir à l’IRESDA. faute de personnel >>, ajoute-t-il.

L’internat de l’institut, de fait, qui héberge environ 80 jeunes, demeure fermé jusqu’à nouvel ordre.

Source : La république du centre 18/11/2009 à Orans

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