La France manque d’interprètes en langue des signes

Avec environ 300 interprètes en langue des signes française (LSF), la France manque de professionnels formés. C’est ce que déplorent les associations, qui demandent davantage de moyens et de reconnaissance pour ce métier.

«La France se trouve dans un paradoxe» car «il y a un tout petit nombre d’interprètes» en langue des signes alors que la loi de 2005 sur le handicap a reconnu la LSF comme langue à part entière, explique Jérémie Boroy, président de l’Union nationale pour l’insertion sociale du déficient auditif (Unisda).
«Ce métier n’est pas bien connu et reconnu», insiste Guylaine Paris, présidente de l’Afils, l’association des interprètes en langue des signes qui organise jeudi et vendredi un colloque à Paris à l’occasion de ses 30 ans.
«On fait trop souvent appel à des gens qui n’ont aucune compétence, simplement parce qu’ils connaissent deux-trois signes» de LSF alors que les interprètes diplômés ont 5 ans d’études derrière eux.
«Une erreur d’interprétation peut avoir des conséquences très graves, en cas de dialogue entre une femme enceinte et un médecin, un prévenu et un juge», par exemple.
Il existe actuellement quatre formations universitaires au master d’interprétariat, qui forment 30 étudiants par an en moyenne.
La France compte seulement 300 interprètes alors que l’on estime qu’il en faudrait au moins un millier. Plus de 100 000 sourds utilisent la LSF.

Source : http://www.jde.fr © 29 Octobre 2009 à France

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