L’association Signons ensemble touche du doigt la surdité

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Une initiation à la langue des signes est proposée à l’institution Saint-Pierre par l’association Signons ensemble. Au travers de cette découverte, c’est la condition des sourds et malentendants qui se dévoile.

Sensibilisation à la langue des signes, il y a dix jours lors du salon de lentreprise, sur la place Verte.
Sensibilisation à la langue des signes, il y a dix jours lors du salon de l’entreprise, sur la place Verte.

En France, plus de quatre millions de personnes souffrent de déficience auditive légère, moyenne ou profonde, soit près de 7 % de la population nationale. Un chiffre significatif, reflet d’une réalité qui privilégie désormais la langue des signes. Longtemps occulté par le pouvoir politique, ce langage n’a seulement été reconnu officiellement qu’en février 2005 grâce à un décret. Localement l’association Signons ensemble promeut, depuis le début de l’année, cette langue au travers de sessions proposées au lycée Saint-Pierre.

Le but est d’inculquer les gestes signés. Les mouvements de mains, de bras et les traits du visage remplacent ainsi l’expression orale. Les objectifs sont multiples, à commencer par l’insertion sociale de sourds ou malentendants parmi les grandes lignes évoquées, l’intégration professionnelle ou bien encore l’accès à la culture, aux transports. Dans le prolongement, cette formule veut rompre le cou aux idées reçues qui prétendent notamment qu’être sourd signifie ne rien entendre, que le bruit ne peut les gêner ou bien encore que le public concerné ne peut communiquer exclusivement que par gestes… Fort d’une quinzaine de personnes, la première session de rentrée confirme la demande en la matière.

Dialogue

Présidente de l’association Signons ensemble, Estelle Jaffrezic insiste sur les règles de comportements qui structurent la langue de signes : «  Le positionnement est essentiel. Il faut toujours faire face à la personne pour visualiser au mieux la conversation, ne pas hésiter à utiliser des signaux lumineux et choisir un bon éclairage afin de s’exprimer distinctement. » Les fameux systèmes de décodage sensés faciliter le quotidien des sourds font parfois illusion : «  Il existe des procédés qui ne sont pas toujours au point. On reste tributaire d’une technologie. Un fait renforcé par l’absence de codes universaux. Chaque pays a sa langue mais aussi sa propre histoire face à la langue de signes », précise la jeune sociétaire qui évoque des déclinaisons inédites. « Certaines expériences menées mais non reconnues attesteraient du bien fondé de cette langue pour les nourrissons, Cela pourrait ouvrir de nouvelles portes. »

Contact au

03 27 57 28 47, ou 06 46 24 03 32 ou signons.ensemble@hotmail.fr

Source : http://www.lavoixdunord.fr © 24 Septembre 2009 à Fourmies

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