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Les mains ont la parole

AU JOUR LE JOUR.Emilie Ozouf, 28 ans, interprète en langue des signes, présente son métier.

Guides interprètes, ou interprètes en langue anglaise, allemande, espagnole, italienne… sont très connus. En revanche, le métier d’interprète en langue des signes est moins répandu. « Les gens ont tendance à penser que nous travaillons dans le social, mais pas du tout, nous sommes une sorte de techniciens en communication », explique Emilie Ozouf.
Le métier d’Emilie, c’est d’aider les sourds et malentendants dans leur vie courante. Avec l’association Liesse (Lien interéchanges, entendants sourds, sourds entendants) pour laquelle elle travaille, la jeune femme assiste aux rendez-vous médicaux avec les sourds signants, ou se déplace à domicile pour des rendez-vous avec des techniciens du gaz par exemple.
Elle confie qu’il lui arrive d’avoir des rendez-vous peu communs. « Il nous est arrivé, avec l’autre interprète de la région, d’assister à des cours de préparation à l’accouchement avec une femme sourde. Nous avons ensuite assistée à l’accouchement, c’est incroyable ! » Dans ce genre de situation, l’interprète est là pour traduire les paroles du médecin et apporter le réconfort nécessaire au patient. « Je ne fais que traduire, je ne participe pas au dialogue. Et, d’après le code éthique, j’essaye de transmettre les émotions des interlocuteurs aussi, » précise la jeune femme.
Emilie vit sa profession comme une passion. Association Liesse d’un côté, son travail à l’Idefhi de Canteleu (Institut départemental de l’enfance de la famille et du handicap pour l’insertion) de l’autre, puis membre d’une association d’interprètes Afils, autant dire que son emploi du temps est chargé. « Il faut en moyenne deux à trois semaines pour pouvoir prendre rendez-vous ».
A noter qu’en Haute Normandie, elles ne sont que deux interprètes en langue des signes. « Il y a une pénurie due au fait que pendant longtemps, les interprètes n’avaient pas de travail, ils ont donc arrêté de pratiquer le métier ». Et aujourd’hui, les études sont longues pour devenir interprète, un bac + 5 est nécessaire. Emilie fait donc tout ce qu’elle peut pour faire parler de ce métier. Et elle le fait bien.

Source http://www.paris-normandie.fr © 23 Juin 2009 à Rouen
1 commentaire
  1. sese dit

    >Elle est formidable interprete comme profesionnelle j on l a vraiment besoin pr rdvs, l ecole de mes enfants etc…. bon avenir

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