La main des sourds

Un geste vers l’info pour tous

En partenariat avec l’Association des sourds de l’Essonne, le magazine vidéo des Ulis est le premier du département à accompagner ses reportages d’une traduction en langue des signes.

Excercice difficile pour Pascale Gicquel, sourde, qui doit traduire le texte en un temps donné, à la seconde près.
Excercice difficile pour Pascale Gicquel, sourde, qui doit traduire le texte en un temps donné, à la seconde près.
[googlemap lat=”48.682851″ lng=”2.169197″ width=”200px” height=”150px” zoom=”6″ type=”G_NORMAL_MAP”]France[/googlemap]

En plein enregistrement, c’est une surprise d’observer  autant  de  bruit alors que Pascale Gicquel, de l’Association des sourds de l’Essonne, présente le magazine en langue des signes. « Nous n’avons pas besoin du son, nous ne prenons que l’image », précise Patrice Pierre, responsable du Mag des Ulis. La présentatrice lit le texte, le mémorise et  le  traduit, « plus ou moins facilement, raconte-t-elle. On pourrait penser que c’est facile mais pas du tout. Un signe n’est pas égal à un mot mais à une idée. Ce n’est pas de la traduction littérale et il faut pourtant respecter le sens des propos, c’est pourquoi une  interprète  est  là  pour veiller à ce que l’information ne soit pas dénaturée ».
La prise est ensuite montée et logée dans un médaillon pour coïncider à la seconde près avec la voix off, celle du présentateur ou de l’interviewé. « Cela  ajoute  beaucoup  de contraintes techniques supplémentaires mais cela enrichit aussi considérablement le magazine en le rendant accessible à la communauté sourde, précise Patrice Pierre. Nous avions cette volonté depuis déjà quelques années mais ce n’est qu’avec la nouvelle municipalité qu’un budget a pu être débloqué ».

La France est en retard

Pour Pascale Gicquel, « avec environ 20% des programmes sous-titrés, la France a accumulé un considérable retard en matière d’information à destination des sourds, comparativement  à  la Norvège  par exemple, où même les publicités sont sous-titrées. Avec la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, tous les programmes devraient être accessibles à tous en 2010. On est loin du compte ».

>>> Vidéo <<<

Source : www.le-republicain.fr © 16 Avril 2009 à LES ULIS


Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.