La main des sourds

Une langue visuelle à part entière

Les origines de la langue des signes remontent à avant la Révolution française. Elle a beaucoup évolué mais, si c’est une langue à part entière, elle n’est pas universelle : chaque pays a la sienne.

Parmi les précurseurs, on trouve en France l’abbé de l’Épée, qui a créé chez lui, vers 1760, une école dans laquelle il recevait gratuitement tous les enfants sourds qu’on lui confiait. Avec certains gestes des enfants et d’autres de son invention, le prêtre a organisé un système conçu pour l’enseignement du français aux jeunes sourds. En 1791, deux ans après sa mort, l’Assemblée nationale a reconnu son travail en décrétant que son nom serait inscrit comme bienfaiteur de l’humanité et, dans le même temps, que les sourds bénéficieraient des droits de l’homme.

La langue a bien évolué depuis l’origine. Elle est actuellement pratiquée par des centaines de milliers de personnes sourdes en France ainsi que par des professionnels en contact avec des déficients auditifs : enseignants, orthophonistes, travailleurs sociaux ou encore interprètes spécialisés. Son utilité déborde le cadre de la surdité pour s’étendre à des professions dans lesquelles la communication verbale n’est pas possible : industrie bruyante ou encore plongeurs sous-marins.

La langue des signes est constituée de cinq paramètres : positions des doigts et de la main, mouvements, emplacement et expression du visage. Comme toute langue, elle a une syntaxe (le lieu, les personnages et l’action) ainsi qu’une grammaire. Chaque pays possède sa propre langue des signes. Néanmoins, selon les spécialistes, les sourds de pays différents communiquent facilement après un petit temps d’adaptation.

Source : http://www.lavoixdunord.fr © 17 Mars 2009 à Hazebrouck (Lille)

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