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L’association IRIS réclame 235 000 euros au rectorat de Toulouse

L’Institut de recherche sur les implications de la langue des signes (IRIS), une association implantée à Colomiers, accuse aujourd’hui un déficit de 235 000 euros et connaît de graves difficultés financières.
L’IRIS a contracté ces pertes aprèsavoir pris en charge le dispositif de scolarisation bilingue des enfants sourds de 2004 à 2007 et avoir détaché du personnel dans le milieu scolaire dans trois établissements toulousains sans aucune contrepartie financière” de l’Etat, a expliqué lundi 2 mars au site Internet des ASH Patrick Pawlak, président de l’association.
Alors pour que l’Etat lui rembourse cette somme et lui donne des garanties sur son futur, l’association a mobilisé de nombreux parents d’élèves et son personnel. Une manifestation rassemblant 1000 personnes, selon l’IRIS, a été organisée mercredi 25 février devant la préfecture, où des représentants de l’association ont été reçus.

Une seconde fois devant le tribunal ?

Créée en 1988, l’IRIS cherche à “intégrer la scolarité en langue des signes dans le dispositif ordinaire de l’Education nationale” et met donc à disposition des établissements scolaires des enseignants bilingues, des interprètes ou des formateurs. Par ailleurs, elle commercialise des formations auprès d’un public plus large.
L’association gère aussi un service de soins et d’aide à domicile (SSAD) et un service d’accompagnement à la vie sociale (SAVS).
Jusqu’en 2004, c’était la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) qui finançait l’IRIS. Mais, depuis cette année là, le transfert de compétences entre la DDASS et l’Education nationale est venu tout chambouler.
Le rectorat de Toulouse a tardé à signer une convention avec l’association et les deux parties se sont mises d’accord en 2007 seulement. Résultat, l’IRIS réclame la “restitution des sommes dues et la pérennisation de la présence des interprètes dans les écoles”, indique-t-il dans un communiqué.
Sa situation est actuellement très délicate: il ne pourra pas assurer le paiement des salaires de février à sa trentaine de salariés. “Nous avons déjà été en redressement judiciaire de septembre 2007 à septembre 2008.Nous ne pouvons donc pas nous permettre d’aller une seconde fois devant le tribunal”, a ajouté Patrick Pawlak.
Le rectorat conteste l’addition présentée par l’IRIS. “Il s’agit d’un agrégat de frais d’interprètes dans le primaire et de la prise en charge des salaires d’enseignants du second degré de 2004 à 2007”, a expliqué au site Internet des ASH Jean Ravon, secrétaire général de l’académie de Toulouse, chargé de suivre le dossier pour le rectorat.

“Dénouer la crise”

“L’Etat a pris progressivement en charge l’ensemble des enseignants, soit sept à huit postes. Dire que c’est une dette de l’Etat parce que l’Etat ne l’a pas fait à ce moment là, ça n’est pas correct. Nous avons dit à l’IRIS que nous ne rentrons pas dans cette logique”, a-t-il poursuivi.
Mais les deux parties se sont entendues sur quelques points. Le rectorat a assuré que l’Etat prendra en charge l’intégralité des frais d’interprètes (notamment entre les professeurs et les parents sourds) du premier degré à partir du 9 mars 2009.
En outre, “pour dénouer la crise actuelle et lever les hypothèques”, a expliqué Jean Ravon, le rectorat paiera, sous forme de prestation, l’enseignement en langue des signes délivré par l’IRIS dans le primaire du 1er janvier 2009 au 30 juin 2009.
Enfin, une réunion de travail devrait être organisée entre les différents partenaires (avec la DDASS et la préfecture) au cours du mois de mars. “On regardera quel est le rôle de chacun et on étudiera les comptes de l’IRIS”, a ajouté le secrétaire général du rectorat, qui souhaite “tout remettre à plat”.
“L’Etat croit à la pérennité de cet enseignement à Toulouse”, a-t-il assuré. “Nous ne voulons pas mettre fin à l’association IRIS”.

Source : http://www.ash.tm.fr © 03 Mars 2009 à Toulouse

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