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Hauts de Seine Habitat

La vie de château, des militaires aux sourds-muets

« C’était comment avant ? » (2/5). Dressé face à la collégiale, « l’ancien château »n’a pas accueilli de seigneurs. Il a eu bien d’autres fonctions.

Face à la majestueuse collégiale, se cachent presque 400 ans d’histoire. Pourtant, ce vestige de la ville est un peu l’oublié des chroniques lamballaises. Il s’agit du « vieux château », édifié dans la seconde moitié du XVII e siècle.

« En 1626, le château fort de la ville, symbole de la puissance de la famille de Penthièvre, est rasé sur ordre de Richelieu », raconte Guy de Sallier-Dupin, un passionné d’histoire de l’association des Amis de Lamballe et du Penthièvre. La raison ? « Le duc de Penthièvre avait osé se rebeller contre Louis XIII. »

Ni une, ni deux : un second château est construit dans les décennies qui suivent, face à la Collégiale, pour accueillir l’intendant du duc de Penthièvre, ses services administratifs et les archives. Ce deuxième château ne sera pas le dernier. Un troisième, « le nouveau château », est construit au XVIII e siècle sur le site actuel de l’école Mathurin-Méheut.

100 à 120 soldats logés

Après la révolution, le « vieux château » devient un bien national. « La bâtisse, dans un état de délabrement assez avancé, devient une caserne à partir de 1794. Une garnison de 100 à 120 soldats y était logée », souligne l’historien local. Le jardin fait même office de cimetière de la ville pendant une dizaine d’années, au début XIX e siècle, car « ceux autour des églises Notre-Dame et Saint-Martin étaient saturés ».

Puis, c’est en 1810 que l’État remet le château entre les mains de la ville : « un cadeau empoisonné vu l’ampleur des réparations à effectuer ». Toujours affecté à l’accueil des militaires, le château loge entre ses murs, en 1814, les sous-officiers espagnols faits prisonniers pendant les guerres napoléoniennes.

Des militairesaux sourds-muets

Changement radical en 1840 : « La famille d’Orléans, redevenue propriétaire des lieux, accueille en résidence, à partir de 1840, l’abbé Garnier, jusque-là à Plestan. Celui-ci y installe son institut pour les sourds-muets. Ce centre quittera les lieux quinze ans plus tard pour Saint-Brieuc ».

Aujourd’hui, les vestiges du château se trouvent dans une propriété privée. Mais lors d’une visite de la Collégiale, pourquoi ne pas faire un détour pour aller voir ce monument chargé d’histoire ?

Pratique. Pour en savoir plus, consultez les bulletins de l’association des Amis de Lamballe et du Penthièvre, 5, rue du Four à Lamballe. Contact : tél. 02 96 34 77 63 ou www.alp22400.net

Source : http://www.ouest-france.fr © 19 Décembre 2008 à Lamballe

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