80 000 € de travaux pour le logement de la directrice

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L’INSTITUT Gustave-Baguer d’Asnières sera inauguré ce matin sur fond de grogne. Les représentants syndicaux s’offusquent du coût de l’aménagement du logement de fonction de la directrice de ce centre qui accueille 180 enfants sourds et malentendants. Ils profitent de l’événement en présence des officiels pour appeler le personnel à un mouvement de grève et au déploiement de banderoles de protestation.

La raison ? « L’ambiance délétère dans l’institut depuis l’arrivée de la nouvelle directrice, Véronique Laffont, au printemps 2001 », explique PatrickDanel, délégué syndical, qui fustige « sonmépris permanent et l’absence de reconnaissance du travail fourni par les effectifs ». Plusieurs plaintes ont été déposées pour harcèlementmoral ces dernières années… « Toutes classées sans suite », rétorque la direction.

« Un appartement qu’il a fallu terminer »

Mais aujourd’hui, si le conflit s’embrase, c’est surtout à cause de l’aménagement du logement de fonction de la directrice pour un coût de 80 000€. « Des travaux effectués sans informer le comité technique d’établissement et réalisés au détriment d’autres investissements », grognent les représentants du personnel.

« Faux », rétorque Véronique Laffont. Elle précise : « Amon arrivée dans l’établissement, lamaison dévolue au directeur n’était pas habitable et les travaux de réhabilitation extrêmement onéreux. J’ai donc pris une surface équivalente (NDLR : 200 m2) dans un appartement qu’il a fallu terminer. » La directrice se défend d’avoir ainsi grevé d’autres dépenses : « Fin 2007, il restait plus de 3 millions d’euros dans la section d’investissements. »

L’argument exaspère les syndicats plus qu’il ne les apaise : « Nous sommes un établissement public… maismadame Laffont gère l’institut comme une entreprise du CAC 40, il faut qu’elle fasse des bénéfices ! »

La polémique sur le logement de la directrice de l’institut en rappelle une autre, celle de l’achat pour 800 000 € d’un appartement de fonction de 160 m2 à Saint-Cloud en 2006 pour Jean-Yves Laffont, mari de Véronique Laffont et alors directeur du centre hospitalier André-Mignot, au Chesnay (78). L’affaire s’était finalement apaisée avec l’annonce de la revente du bien… Mais pour le moment, à Gustave-Baguer, l’heure n’est pas à l’apaisement.

Source : http://www.leparisien.fr Photo : http://www.institutgbaguer.fr © 12 Décembre 2008 à Asnières

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