Langue des signes chinoise

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La langue des signes chinoise 中国手语 (Zhōngguó Shǒuyǔ) est un langage des signes qui a été développé autour du 14ème siècle.

Le missionnaire C.R Mills et sa femme ont établi la première école de sourds ayan recours à la langue des signes, en 1887. Tout comme la langue des signes anglaise n’a pas influencé la langue des signes américaine, elle-même, à son tour, n’a pas du tout influencé la langue des signes chinoise(LSC).

La LSC a pu se répandre en Chine, grâce aux écoles, ateliers et aux fermes destinés aux sourds. Les sourds qui ne sont pas rattachés à ce genre d’organismes, ont pour la plupart développé leur propre langage, compris seulement par leur entourage.

L’Association Nationale Chinoise pour les Malentendants (ROC) a été créée principalement par des malentendants américains. Leur principal objectif était d’améliorer la qualité de vie des sourds en Chine, inférieure à celle des autres handicapés. Les membres du ROC travaillent ensemble pour améliorer le bien-être des sourds, pour encourager l’éducation des sourds et la langue des signes chinoise, et enfin pour favoriser l’intégration de la communauté des sourds en Chine.

LA CHINE

La langue des signes chinoise est quelque chose de relativement récent en Chine. Elle a été standardisée au fil des siècles. Les linguistes sont d’accord pour dire que la langue chinoise comporte au moins sept familles linguistiques, toutes distinctes les unes des autres, par leur phonologie, syntaxe et lexique. Chaque variété est propre à sa famille, et il y a caractères chinois écrits non-officiels dans chacune d’elle. Ces caractères peuvent varier en tout point du chinois écrit standard. Ce chinois, basé sur le système linguistique de la variété Beijing, issue du chinois mandarine, est celui utilisé dans l’éducation, les médias officiels. Il existe aussi un alphabet phonétique chinois qui permet de déchiffrer la prononciation des mots basés sur le système pinyin. Le chinois est une langue tonale : un mot avec une prononciation phonétique identique mais avec une intonation différente a une signification différente. On retrouve tout cet ensemble d’éléments entrelacés dans la LSC.

ORIGINES

La première école pour malentendants a été établie en 1887 par le missionnaire C.R Mills. L’école étant une école orale, la langue des signes américaine n’a pas eu beaucoup d’influence sur la LSC, bien que l’école fût créée par un américain. Cependant la LSC a commencé à se développer seulement dans les années 1950, ce qui fait d’elle une langue récente. La LSC varie d’une région à l’autre. Le dialecte de Shanghai est plus fréquent, mais il y a aussi celui de Hong Kong, de Taiwan et encore le tibétain. Le dialecte de Shanghai est aussi utilisé en Malaisie et à Taiwan.

Il y a une plus grande préoccupation de l’éducation des sourds aujourd’hui en Chine. Le site de la Fédération Chinoise pour les Personnes Handicapées faisaient mention de 21 millions de personnes malentendantes. A Tianjin, 3ème ville de Chine, il existe une école et une université bilingues et biculturelles pour les sourds. Les 50 dernières années, la LSC a été boudée voire même bannie des classes, au profit d’une politique unique basée sur l’apprentissage oral. La Fédération Chinoise pour les Personnes Handicapées dirige 1500 centres de réhabilitation auditive, établis depuis les années 1980. Moins de 10% des élèves de ces écoles, ont une connaissance suffisante de la langue chinoise parlée pour entrer dans les écoles publiques. Seuls les enfants ayant des restes auditifs, ou les moyens de recourir aux implants cochléaires sont susceptibles d’être acceptés. Les enfants sourds doivent aussi faire face à la difficulté de l’apprentissage d’une langue tonale. En effet, il leur est très difficile de marquer un changement de ton, et donc un changement de sens. La plupart des enfants sourds quittent l’école avec trois niveaux inférieurs aux autres, les opportunités de travail sont donc très restreintes. En 2001, l’école pour sourds de Tianjin décida d’adopter la langue des signes chinoise comme principale moyen de communication, et s’efforça d’employer du personnel sourd. L’école a eu des très bons résultats sur le plan éducatif et du comportement des étudiants aussi. Le collège technique pour sourds de Tianjin est le premier du genre. Il a été mis en place en 1991, il met l’accent sur les technologies de l’informatique pour permettre aux étudiants de travailler en dehors d’une usine. A présent, il y a aussi des écoles pour sourds à Pékin, Nanjing, Shanghai, Chengdu, Kunming, Chefoo et Hong Kong.

En dehors de la récente préoccupation des besoins des sourds, il y a encore une totale ignorance de la culture des sourds, et ce parmi les sourds eux-mêmes. La surdité semble être perçue comme une infirmité, les sourds se sentent eux-mêmes infirmes. Beaucoup de parents d’enfants sourds dépensent des milliers de yuans dans toute sorte de remèdes pour « guérir » la surdité, comme l’acuponcture, les centres de réhabilitation, les aides auditives. Beaucoup aussi pensent que la langue des signes ne ferait que freiner l’apprentissage de la parole, et interdisent à leurs enfants de se lier avec les autres enfants sourds. A cause de cette éducation, beaucoup de sourds ont du mal à accepter leur identité de sourds, et méprisent les autres malentendants. Beaucoup d’étudiants atteints de surdité, préfèreront un professeur qui parle plutôt qu’un utilisant la LSC. Il n’y a aucun sourd de référence en Chine. Les gens sourds essaient généralement de se fondre dans la masse et refusent d’être associés à la communauté des sourds. Les écoles ont commencé à promouvoir la culture des sourds, mais le changement est lent. Les sourds ont plus de facilités qu’ils n’en ont jamais eues. Il y a plus d’écoles qui leur sont destinées. A Shanghai, il y a un centre médical spécialisé dans les déficiences auditives et la communication orale, dirigé par le bureau de la Santé de Shanghai et l’université de Fudan.

LA STRUCTURE

Comme la langue des signes américaine, la langue des signes chinoises est transmise principalement par des figures et des mouvements accompagnés d’expressions faciales. Puisque le langage est déjà syllabique, beaucoup de signes chinois se rapportent au mot écrit. Par exemple, lorsque les deux indexs forment un V à l’envers, cela veut dire personne, dont le caractère est 人 . La LSC a à sa disposition un système d’épellation alphabétique similaire au pinyin. La LSC a aussi un système de clignements d’yeux (changement de regard, ou léger mouvement de la tête) pour marquer les différents tons, qui apparaissent le plus souvent au début ou à la fin d’un signe.

La culture et la langue chinoises influencent nettement la LSC. Par exemple, on ne trouve pas de signe générique pour le mot frère dans la LSC, mais deux signes distincts pour grand frère et petit frère, car dans la langue chinoise le spécifie presque automatiquement. Il en va de même pour le signe du mot manger, qui incorpore une représentation imagée des baguettes, plutôt que des mains dans la langue des signes américaine.

Système d’épellation des mots en language des signes via le pinyin (dès 1963)

Source : http://www.chine-informations.com © Novembre 2008 à Chine

1 COMMENT

  1. bonjour

    Quekqu’un connais l ‘adress d une ecole sourds a hong kong? car j’aimerai y allée pr edudier puis appre,dre ameliorer anglais..
    merci

    cdl

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