L’Association de parents d’enfants sourds déplore le manque de structures d’accueil

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L’Association des parents d’enfants sourds a présenté dimanche son bilan au cours d’une assemblée suivie d’un échange à la salle Roger-Couderc de Ronchin.

Le seul couple d’«entendants» de la salle est longuement intervenu dans le débat.

Sandrine Machoux a ouvert l’assemblée générale de l’association. Elle a présenté le bilan de l’année écoulée en insistant sur la politique d’éducation et d’intégration qui est une priorité et une lutte de tous les jours.

Elle a tenu à détailler la trésorerie qui présente un déficit de 207.44 E. Il pourrait être résorbé si les dons étaient plus importants (40 E pour l’exercice 2007).

Le renouvellement du bureau a vu Emmanuel Canica accéder à la présidence de l’association. Il poursuivra l’action d’intégration des enfants sourds, notamment le principe de l’éducation pour tous.

Un débat s’est ensuite ouvert sur les solutions à apporter aux professionnels pour aider les parents après le dépistage de la déficience auditive.

Dans l’assemblée, Christelle et Didier, « entendants », ont expliqué les difficultés rencontrées lorsqu’il s’agit d’obtenir les bonnes informations.

Les conseils des spécialistes sont trop souvent, contradictoires. «  Certains médecins nous disent qu’il faut, dés le début, apprendre le langage des signes pour communiquer avec notre enfant, alors que d’autres nous expliquent l’inverse ».

Bien qu’une loi, votée en 2005, permette aux parents d’avoir le droit de choisir une école bilingue, les avancées sur le sujet sont loin d’être significatives.

Un seul groupe scolaire dans la région, l’école Émile-Zola de Faches-Thumesnil, intègre ces enfants dans deux sections, une maternelle avec dix places et une primaire avec sept places. L’IRPA de Ronchin lui apporte des subventions et en assure le fonctionnement.

Christelle nous confie « qu’il faut se battre, avec les associations, afin de pérenniser ces classes et éviter, comme c’est souvent le cas, de voir des familles déménager vers Toulouse ou Poitiers, les deux seules villes en France qui proposent un accueil et une prise en charge adaptés, dont les coûts de fonctionnement sont pris en charge par l’Éducation nationale ».

La journée s’est poursuivie par un repas offert aux familles, suivi du goûter de la Saint-Nicolas, durant lequel l’association Signe de sens a présenté plusieurs contes.

Source : http://www.lavoixdunord.fr © 02 Décembre 2008 à Ronchin (Lille)

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