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Apprentissage des langages de signes : Le centre de Thionck-Essyl n’a pas les moyens de sa mission

Le centre d’alphabétisation en signes de langage de Thionk-Essyl a permis à un nombre important de sourds-muets d’accéder à l’éducation. Toutefois, il est confronté aux problèmes qui ont pour nom l’hébergement et la restauration de ses pensionnaires.

Thionck-Essyl fait partie de ces localités qui ont bénéficié du programme d’éducation pour tous et d’insertion des sourds-muets soutenu par la fondation hollandaise dénommée « Kemerstichting », ce qui signifie éducation en hollandais. La mise en œuvre est partie d’un soutien de la directrice du centre verbo-tonal de Dakar qui, en septembre 2003, a contribué à la formation des enseignants dans cette Commune rurale. Aujourd’hui, plus d’une vingtaine d’élèves suivent des cours dans les locaux de l’Unesco de la commune de Thionck-Essyl. Ils reçoivent un enseignement en lecture, le calcul, entre autres. La majorité des élèves viennent des localités voisines de Thionck-Essyl. Il s’agit des localités de Kaffountine, de Silite et quelques villages du département d’Oussouye. Ils sont répartis en deux classes de deux catégories. Au fil des années, le centre a obtenu de bons résultats. « Ces dernières années, ce centre a été classé comme une référence par rapport aux autres bénéficiaires du programme, à cause des efforts consentis pour la réussite du projet », explique Bakary Sambou, plus connu sous le nom Wahi, responsable du centre. Selon lui, le centre, le seul du genre au niveau régional, est confronté à des difficultés liées à l’hébergement et à la restauration des élèves. Toutefois, il rappelle que depuis 2003, l’inspection départementale de Bignona pourvoit annuellement en fournitures à la rentrée scolaire. Selon M. Sambou, des Ong comme « World vision », par l’intermédiaire de Handicap international, leur aurait promis une cantine scolaire. « Mon souhait, c’est d’avoir un peu de moyens pour la prise en charge effective de ces élèves pour l’hébergement, avec la création d’un internat, et la nourriture.

En plus de cela, et en vue de leur insertion, il est indispensable d’ouvrir des ateliers de formation professionnelle afin de les rendre, à terme, autonomes. Toutes choses qui nous rendrait la tâche plus aisée », souhait- il.

Source : http://www.lesoleil.sn © 04 Septembre à Sénégal

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