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Silence ! Moteur ! Ça tourne !

Une quinzaine de lycéens de Victor-Hugo, sous la houlette de leur professeur, ont débuté le tournage de leur court-métrage. Un film qui parle de la surdité.

C’est l’histoire d’une jeune femme, sourde et muette. Son père vient de mourir et elle est livrée à elle-même. Sans repère, déboussolée, elle voudrait s’ouvrir au monde extérieur, un monde qui lui faire peur. Pour trouver un peu d’aide, elle décide de se tourner vers un centre spécialisé. Elle part donc, décidée à rejoindre cet établissement.

Dans le jargon cinématographique, c’est un « road movie ». L’apprentissage de la vie d’un personnage, Clara dans le film. Le tournage a débuté, hier, avec des premières prises de vue dans la rue et dans une maison sur les hauteurs de la ville. La quinzaine d’élèves du lycée Victor-Hugo qui a créé ce projet de court-métrage, s’est répartie quatre des principaux rôles. Une lycéenne est derrière la caméra, un autre s’occupe de la réalisation, le son est confié à une élève et un autre gère le « making off » photo.

L’idée du scripte, c’est Simon qui l’a eue. « Je pense que ce handicap est dur à vivre. Il est impressionnant et personnellement, il me fait peur. Comment je ferais si j’étais sourd ? Se heurter à la vie, c’est déjà très compliqué, mais sans entendre… » Le scénario a pris forme. Puis est venu le temps du casting.

Le bouche à oreilles a fonctionné. Les jeunes gens ont rencontré Sophie Keppner-Brillet. Cette jeune comédienne amateur de 26 ans est malentendante. Elle est couturière et vit dans le Maine-et-Loire, entre Chemazé et Segré. Il s’agit de sa deuxième participation à un film. « Je trouve ça bien qu’ils aient choisi ce thème, signe Sophie Keppner-Brillet. Ça leur permet d’avoir une expérience avec la surdité. C’est un bon échange. »

Le reste du casting fait appel à la figuration volontaire, souvent des lycéens ou du personnel de l’établissement. « Les élèves de terminal présenteront ce film au baccalauréat dans le cadre de leur option légère cinéma, explique Éric Houllière, le professeur qui, sur le « plateau », fait un peu office de producteur. Je les laisse tout gérer, de A à Z. Moi, je leur rappelle juste qu’on est en retard sur le planning de la journée. »

Source : http://www.ouestfrance.fr © 02/04/2008 à Laval (France)

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