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Hauts de Seine Habitat

L’État fait la sourde oreille

Alors que la journée nationale de la surdité a eu lieu hier à la Maison des associations (1), la filière toulousaine d’enseignement en langue des signes de l’association Iris, unique en France, est très menacée.
Le tribunal de grande instance de Toulouse vient de prolonger la période de redressement judiciaire de cette structure jusqu’en septembre. L’association fait face à de graves difficultés financières.
unique en France
Iris dispense, grâce à une dizaine d’enseignants sourds, un enseignement en langue des signes à 90 enfants sourds et malentendants, de la maternelle à la terminale (maternelle Sajus, primaire du Centre et collège Malraux de Ramonville, et lycée Bellevue de Toulouse), dans le cadre d’une convention signée avec l’Education nationale.
L’association est financée par les cours payants donnés aux entendants et par des aides du conseil général ou de la DDASS. Si l’association bénéficie d’une aide matérielle et logistique précieuse du rectorat, « la convention avec l’Education nationale n’a pas prévu de volet financier », regrette Patrice Pawlak, secrétaire du conseil d’administration d’Iris. L’association est en dépôt de bilan depuis le 3 septembre 2007. « Nous avons dû financer 300 000 € sur trois ans pour faire fonctionner les classes », précise Patrice Pawlak : « Le département a promis de nous financer certaines activités ».
D’ici septembre, l’association entend bien pérenniser la filière grâce à des financements des pouvoirs publics et se transformer, à terme, en structure coopérative. Sur le modèle de la société Websourd avec laquelle Iris tisse un partenariat, tout comme avec Interprétis (société d’interprètes en langues des signes), pour constituer un pôle toulousain unique autour des sourds.
« Nous avons hélas été très choqués d’entendre la semaine dernière le Procureur préconiser la fermeture alors que c’est l’Etat qui a failli. Heureusement le président du tribunal ne l’a pas suivi ».

Patrice Pawlak regrette que le ministère de l’Education nationale « fasse la sourde oreille », affichant selon lui, de fait, par son inaction, d’autres priorités que la lutte contre le handicap.

Source : http://www.ladepeche.fr © – 14/03/2008 à Toulouse (France)

1 commentaire
  1. ndoka dit

    Je suis de tout coeur anec vous. COURAGE!

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