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Surdité: le Comité d’éthique contre la généralisation du dépistage néonatal

“Les conditions éthiques” d’une généralisation du dépistage de la surdité à la maternité, recommandé par la Haute autorité de santé (HAS), ne sont pas réunies actuellement, estime le Comité consultatif national d’Ethique (CCNE) dans un avis rendu jeudi.

Le Comité déthique se prononce contre la généralisation du dépistage de la surdité à la maternité. Redoutant une médicalisation excessive de la prise en charge, il plaide en faveur dune éducation bilingue des enfants sourds, incluant lenseignement du langage des signes
Le Comité d’éthique se prononce contre la généralisation du dépistage de la surdité à la maternité. Redoutant une “médicalisation excessive” de la prise en charge, il plaide en faveur d’une “éducation bilingue” des enfants sourds, incluant l’enseignement du langage des signes

“Si un dépistage précoce des troubles de l’audition constitue a priori un avantage pour l’enfant sourd profond”, estime le comité, il “ne devrait pas faire l’objet d’une pratique automatique et non accompagnée”.
Au moins 800 bébés sourds naissent chaque année en France, selon l’estimation de la HAS qui a recommandé en janvier dernier, après des expérimentations régionales, la mise en oeuvre au niveau national, de façon progressive, du dépistage systématique de la surdité permanente bilatérale chez l’ensemble des nouveaux-nés.
Le CCNE a été saisi en février par deux associations (Fédération nationale des sourds de France et Réseau d’actions médico-psychologiques et sociales pour enfants sourds).
Dans son avis rendu jeudi, il estime qu'”en l’état actuel des choses” un dépistage systématique des bébés à la maternité, au premier ou 2e jour de leur vie, “présenterait probablement plus d’inconvénients que d’avantages”. Le CCNE estime que les tests très précoces ne sont pas suffisamment fiables et s’inquiète du manque d’accompagnement psychologique des parents.
Le CCNE, qui “redoute une médicalisation excessive de la surdité” polarisant sa prise en charge sur l’appareillage technologique, plaide également en faveur d’une “éducation bilingue” des enfants sourds, basée sur l’enseignement du langage des signes et l’apprentissage du langage oral grâce à un appareillage approprié.

Source : http://www.france24.com © – 10/01/2008 à France

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