La main des sourds

Un foyer médicalisé pour les personnes sourdes et aveugles

L’Association pour la formation des travailleurs africains et malgaches (AFTAM), spécialisée dans

D’autres établissements médico-sociaux de l’AFTAM sont, par ailleurs, en cours d’ouverture dans d’autres départements : un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) pour les travailleurs migrants vieillissants dans les Hauts-de-Seine, deux accueils de jour pour les malades d’Alzheimer dans l’Essonne et en Seine-Saint-Denis et un foyer d’accueil médicalisé pour personnes atteintes de troubles envahissants du développement à Paris.

l’insertion, la formation et le médico-social, inaugurera, jeudi 29 novembre, son premier foyer d’accueil médicalisé pour les personnes “sourdaveugles”, atteintes à la fois de cécité et de surdité, à Calonne-Ricouart.
Cet établissement, le sixième du genre en France, accueillera 43 adultes touchés par ce handicap très rare. Le projet, très complexe à élaborer selon l’association, a mis près de 10 ans à voir le jour. Pour y parvenir, l’AFTAM a bénéficié du soutien d’une association de parents de personnes “sourdaveugles”, l’Association pour la création et la gestion d’établissements et de services pour sourds et aveugles Nord de France (Acgessa), et de la mairie de Calonne-Ricouart.
Une équipe de 72 personnes va offrir un accompagnement médico-socio-éducatif aux résidents. Le but est de “sortir l’individu de son isolement, permettre son développement physique et psychique et développer son autonomie”, précise l’association dans un communiqué. En plus des soins, les professionnels proposeront des activités artistiques, physiques (de la balnéothérapie notamment) et de développement personnel.
Le handicap rencontré par les “sourdaveugles” a obligé l’association à porter un effort particulier sur l’accessibilité de l’établissement. Les architectes ont joué sur les matériaux et leur aspect tactile. Ainsi les murs sont parfois peints, recouverts de toile de verre, de bois ou de surfaces métalliques dans lesquelles des cailloux sont incrustés pour permettre aux résidents de se repérer. Les sols sont recouverts eux aussi de différents matériaux (parquet, linoléum, carrelage) et les résidents peuvent se déplacer sans danger grâce à des déclivités ou des bandes de repérage “podo-tactile” posées au sol.

Source : http://www.ash.tm.fr © – 30/11/2007 à Pas de Calais (France)

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