Le portail d'information sur les sourds et langue des signes
Hauts de Seine Habitat

L’anglais par les gestes

«Hello! How are you today?» En s’adressant à ses élèves, Ann Chiasson ne fait pas que leur parler. L’enseignante accompagne chacun de ses mots par un geste, un peu à
l’image du langage des sourds et muets. Sauf que les gestes servent cette fois-ci à apprendre l’anglais.

Ann Chiasson enseigne l’anglais en accompagnant chacun de ses mots par des gestes.
Ann Chiasson enseigne l’anglais en accompagnant chacun de ses mots par des gestes.

Il s’agit d’une nouvelle méthode d’enseignement d’une langue seconde, développée il y a quelques années par une enseignante de Vancouver. À chaque mot correspond un geste. Ses adeptes sont de plus en plus nombreux, puisque 3500 écoles à travers le Canada ont maintenant adopté la «méthode accélérée intégrée», dont une centaine au Québec.

Dans la capitale, une trentaine d’enseignantes étaient réunies en fin de semaine pour apprendre comment enseigner par les gestes.

«C’est une méthode beaucoup plus active, explique la formatrice Ann Chiasson. On utilise le geste, mais aussi le théâtre, les chansons et la danse pour faire parler les élèves. Et ça marche!» À voir le plaisir qu’avaient les enseignantes lors de la formation, on peut comprendre que l’enthousiasme se transmette aux élèves.

La méthode fait table rase de l’enseignement traditionnel. Plutôt que de mémoriser une liste de mots de vocabulaire, l’apprentissage est centré sur les verbes et les gestes qui aident à mémoriser les mots. Il s’agit ensuite de répéter les phrases en choeur.

Et la méthode n’est pas réservée qu’aux plus petits. Catherine Olivier, une enseignante de première secondaire, l’a essayée dans sa classe l’an passé. «Ç’a beaucoup aidé, dit-elle. Au début, ils se sont moqués un peu, mais ça n’a pas duré longtemps. Avec les gestes, ils ont enfin l’impression d’apprendre l’anglais.»

Renée Roy, qui enseigne dans une école de raccrocheurs, veut même adapter la méthode pour ses adolescents. «On ne se le cachera pas, les élèves n’ont pas les acquis en anglais, particulièrement à Québec. La méthode va les aider à passer les examens du ministère», espère-t-elle.

Ce programme d’enseignement est aussi utilisé aux États-Unis, en Europe et en Australie.

Source : http://www.cyberpresse.ca © – 26/11/2007 à Canada

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.