La main des sourds

Le cri de colère de l’école des sourds

L’inspection va décider si des postes sont supprimés

Depuis cinq mois, l’école intégrée Damielle Casanova (EIDC.) à Argenteuil, qui accueille des enfants sourds et malentendants, mène une action contre le projet de supprimer quatre postes d’enseignants spécialisés. Deux à la rentrée de septembre, deux autres en septembre 2008.

L’école des sourds est installée rue de Picardie

Quatre postes d’enseignants spécialisés sont sur la sellette. Deux pourraient être supprimés à la rentrée de septembre, deux autres en septembre 2008. Le sujet agite et inquiète la communauté de l’école des sourds d’Argenteuil. Car. pour le comité de soutien à l’école Danielle-Casanova, regroupant parents et professionnels, la
suppression de ces postes spécialisés “Handicapé auditif” aurait comme conséquence de ne plus pouvoir respecter le projet d’établissement de l’école et «par conséquent de ne plus pouvoir envisager honnêtement et professionnellement la prise en charge des élèves qui nous sont confiés». L’école se demande, alors qu’elle travaille avec vingt postes depuis plusieurs années pour 235 enfants, comme faire le même travail avec 18 postes, toujours avec 235 enfants, puis avec 16 postes en 2008. L’école intégrée Danielle-Casanova s’est installée à Argenteuil en 1972. Cet établissement de soins, d’éducation et d’enseignement pour enfants et adolescents s’appelle école “intégrée” parce que, justement, l’école est “ordinaires” (La pierre, Joliot—Curie, Dolto). Les sourds sont dans leur classe spécialisée pour leurs apprentissages et bénéficient d’un environnement social traditionnel. Une école unique en France. Ainsi,
en 1990, la maternelle Dolto a été construite en coopération étroite entre la mairie et l’EIDC. En dehors des syndicats, côté élus, l’école a reçu plusieurs soutiens. Lors de la manif pour l’école Bérionne, un représentant de l’EIDC s’est joint à la délégation reçue en mairie. «M. Métézeau (1 adjoint, conseiller général UMP) a écrit à l’inspection, il nous soutien t toujours)).
Le conseiller général Ps Alain Leikine a également accepté de défendre le dossier devant le préfet. Le comité de soutien espérait, il y a quelques jours, obtenir également un soutien du président du Conseil général François Scellier à qui ils ont soumis le problème. L’école attend donc beaucoup des décisions prises entre
le comité technique départemental, qui se tenait le 18juin et le conseil départemental de l’éducation nationale de ce mercredi 20 Juin.

Source : La gazette -20/06/2007 à Argenteuil (France)

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