La gendarmerie à la rencontre des sourds

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Il y a quelques semaines, Lionel, un homme sourd et muet, a été frappé au visage dans un tram à Nantes.

Marie-Magdeleine Begue, l’interprète, a traduit les débats en langue de signes.

C’est à la suite de cette agression que l’association « Fais-moi signe », spécialisée dans la médiation auprès des personnes sourdes, a eu l’idée du groupe de paroles organisé hier à Ancenis. Le thème : « victime d’une agression ou coupable d’un délit, comment réagir ? ». Lionel n’a pas souhaité venir raconter son histoire, en revanche, une assistante sociale spécialisée dans l’aide aux victimes, le sous-préfet et des représentants de la gendarmerie sont allés à la rencontre des sourds. « Dans chacun de nos groupes de parole, nous essayons d’associer les autorités. La problématique des sourds, c’est parfois une découverte pour eux », indique Hubert Chalet, médiateur spécialisé pour les sourds et malentendants.

Face à la trentaine de personnes présentes, le sous-préfet Jacques Lannou a évoqué l’importance des relations humaines entre les
agents administratifs et le public. Et il demandera « à ce qu’on mette noir sur blanc les dispositions pour accueillir les gens qui ont un handicap particulier ». Pour mieux se faire connaître, la gendarmerie a, de son côté, diffusé des films présentant son action, avant d’ouvrir le dialogue. « Ça permet aux personnes de situer l’institution, de savoir ce qu’on fait et quand s’adresser à nous », explique le lieutenant Carole Schmidt. C’est aussi l’occasion de préciser aux sourds et aux malentendants qu’ils peuvent disposer d’un interprète à la gendarmerie.

Source : http://www.ouestfrance.fr © 24/06/2007 à Nantes (France)

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