La main des sourds

Une journée de solidarité avec le handicap

Travaille, travaille pas ? Eh bien à la CAF, le lundi de Pentecôte est un jour ouvré. Hier, en ce jour de solidarité instauré par Jean-Pierre Raffarin, c’est même un temps qui a servi à présenter les divers dispositifs d’accessibilité aux services de la caisse à destination des publics handicapés et à réfléchir à des améliorations aux côtés d’une dizaine d’associations partenaires. Car « Tout est perfectible dans ce domaine », explique Jean-Charles Piteau, le directeur de la CAF. Ainsi, c’est grâce à la confrontation avec l’association des paralysés de France que les aménagements extérieurs (places de parking et autre plateforme d’accès au bâtiment) ont été modifiés et amendés pour un confort optimal, voilà un an et demi.

Ce lundi, l’accent a été surtout mis sur un tout nouveau dispositif. À l’aide d’un système vocal relié aux pages web de la CAF et d’un clavier spécifique, l’allocataire aveugle peut désormais se dépatouiller tout seul. Encore faut-il se rendre au siège de l’organisme, dans les locaux carcassonnais où ce dispositif est expérimenté depuis un mois, tous les jours sans prise de rendez-vous préalable.

Cet outil informatique se complète d’un guide des prestations en braille, consultable sur place et d’un guide en gros caractères destiné aux déficients visuels. Autre nouveauté : une brochure distribuée au réseau associatif et à chaque allocataire handicapé répertorie tous les moyens mis à leur disposition : bornes interactives accessibles aux personnes à mobilité réduite, personnel formé pour accueillir les personnes en proie à des problèmes pour se repérer ou à des difficultés à l’écriture ou la lecture, permanence pour les sourds pratiquant la langue des signes. La CAF audoise compte quelque 60 000 allocataires dont 10 % sont atteints d’un handicap.

La CAF subventionne également des centres d’accueil qui investissent dans l’accessibilité de leurs locaux aux enfants handicapés. En l’espace de trois ans, sur les 1 000 places de crèche existant dans le département, 300 nouvelles ont reçu un coup de pouce de l’organisme et une centaine d’autres sont en passe d’être ouvertes. Pour autant, l’accessibilité ne rime pas forcément avec accueil : « Il y a un vrai problème de manque de formation des personnels au sein des structures. Nous finançons les Francas qui ont monté un programme de formation pour y remédier notamment dans les centres de loisirs », souligne Jean-Charles Piteau.

Source : http://www.ladepeche.com © 29/05/2007 à France

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