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Hauts de Seine Habitat

Kolda : Les sourds-muets de Dabo vont à l’école

Ils sont au total vingt-cinq apprenants de 7 à 25 ans provenant des villages de l’arrondissement à fréquenter l’école des sourds muets de Dabo. Un établissement constitué de deux classes du niveau Cp et Ce1 tenues par trois maîtres formés durant deux ans aux techniques d’enseignement à l’école verbo-tonale de Dakar.

(Correspondance) – Il est 13 h à Dabo ( 55 km de Kolda). Le soleil darde ses rayons sur un sol craquelé et des ronces encore bien implantées sous terre. Du dernier bâtiment des concessions riveraines à la route nationale numéro 6 sortent de grands élèves, cartables sous les bras. Au fronton de l’édifice à l’architecture moderne se trouve une enseigne où on peut lire Club Unesco.
C’est dans ces lieux que les sourds-muets vont à l’école. Ils sont au total vingt-cinq apprenants de 7 à 25 ans provenant des villages de l’arrondissement de Dabo. ‘En 2003, nous avons créé l’école des sourds-muets à Dabo. L’objectif de départ était d’intégrer cette cible marginalisée dans le système éducatif de la région’, explique El Hadj Baldé, coordonnateur du Centre des ressources éducationnelles du Club Unesco de Dabo qui abrite l’école. ‘C’est le Club Unesco qui a intégré dans son programme d’activités le volet de l’éducation des sourds-muets. Quand nous l’avons soumis aux bailleurs, à l’ambassade des Pays-Bas, ils l’ont financé’, précise-t-il.

L’école est constituée de deux classes du niveau Cp et Ce1 tenues par trois maîtres formés durant deux ans aux techniques d’enseignement à l’école verbo-tonale de Dakar. Chaque deux ans, les enseignants retournent à l’école pour un recyclage. Au départ, il y avait une seule classe. C’est à l’issue de l’évaluation qui a révélé de bons résultats qu’une deuxième classe a été ouverte grâce au conseil rural. ‘Notre ambition est qu’en 2015, ces élèves parviennent à lire et à écrire pour une intégration parfaite dans la société où ils pourront eux aussi être des enseignants dans une école de sourds-muets’, lance El Hadj Baldé.

Pour l’heure, l’école des sourds-muets de Dabo est sans latrines. Elle voudrait aussi une adduction d’eau pour exploiter l’espace en produits maraîchers. ‘Nos élèves sont braves et sont prêts à tout’, ajoute M. Baldé.

Les maîtres du Club Unesco de Dabo n’ont pas pour autant perdu la voix. Et ceci grâce à l’appui en riz du Programme alimentaire mondial (Pam) et à la motivation des Pays-Bas sur laquelle Baldé est resté… muet. ‘On doit être discret sur le salaire’, justifie-t-il.

Source : http://www.walf.sn – 06/03/2007

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