L’emploi chez les populations atteintes de surdité

L’UNAPEDAD (Union Nationale des Associations de Parents d’Enfants Déficients Auditifs) avait publié en 2005 une étude pertinente sur les statistiques d’emploi des populations atteintes de surdité. Il est à souhaiter que les chiffres de cette étude soient actualisés. Toujours est-il que, même datant d’un peu plus d’un an, ces chiffres sont éloquents quant à la situation de l’emploi de ces populations.

Il est impossible, précise ce rapport, de chiffrer la population « active » pour les personnes atteintes d’une petite surdité (environ 4 % de la population) ou d’une surdité moyenne (environ 2 % de la population) Cette population serait composée très majoritairement de personnes âgées. Quand aux autres, toujours selon ce même rapport, elles signalent rarement leur déficience auditive aux services pour l’emploi (refus de reconnaître son handicap, peur de la discrimination, parfois sous estimation des conséquences, ignorance des aides possibles).

Pour ce qui est de la population active sourde profonde et sévère (perte auditive supérieure à 90 décibels) il conviendrait de retenir le pourcentage de 1,2 pour mille, soit 33 000 personnes actives. En ce qui concerne la population des sourds sévères (perte auditive comprise en 70 et 90 décibels ) : 0,25 % soit 70 000 personnes actives. Selon l’Observatoire de l’ANPE, le taux de chômage des personnes handicapées en France fin 2004 était de 31 %. Ce nombre a augmenté de 6 % en 2004, (4 % pour les autres publics).

Taux de chômage des personnes sourdes (estimations UNAPEDA) : Sourds profonds : 30 % soit 10 000 demandeurs d’emploi. Sourds sévères : 15 % soit 11 000 demandeurs d’emploi. Au total le dénombrement porterait à 103 000 personnes sourdes profondes et sévères « actives », dont 21 000 demandeurs d’emploi, soit 7,5 % de la population totale handicapée demandeur d’emploi (280 000 personnes).

Le rapport note aussi que ces dernières années ont vu une augmentation du nombre de personnes sourdes perdant leur emploi. Les raisons seraient connues : élévation des exigences des employeurs : rendement, productivité, mobilité interne et externe – reconversions professionnelles rendues plus difficiles par un faible niveau de formation initial ou professionnel, ou par une impossibilité d’accéder à la formation professionnelle continue par manque d’adaptation au handicap.

Source : http://www.emploi-stage-environnement.com – 03/03/2007 à France

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.