La main des sourds

Rencontre de l’Unité pédagogique d’intégration (UPI) du collège de la Quintinye de Noisy-le-Roi (78)

Cette rencontre est la seconde du genre organisée depuis la rentrée scolaire. Elle a réuni autour des IPR-IA les partenaires qui participent à la scolarisation des élèves sourds de l’UPI.

L’UPI* du collège de la Quintinye de Noisy-le-Roi est ancienne : les premiers élèves sourds ont été scolarisés en 1997. En appui à la scolarisation en milieu ordinaire, l’ADESDA, association créée par des parents d’enfants sourds, dispose de personnels spécialisés qu’elle met à disposition du collège pour permettre des prises en charge thérapeutiques et éducatives sur le temps scolaire.

Suivant le degré de surdité, le jeune est scolarisé partiellement ou totalement en classe ordinaire.
Les élèves sont accompagnés par un AVSco** qui vérifie que le contenu des cours a bien été perçu par les jeunes sourds. Le principal de l’établissement précise qu’il n’y a pas d’élève décrocheur et que le taux de réussite au Brevet est de 50% (90 % pour le reste du collège).

Les élèves ont été formés dès leur plus jeune âge à un mode de communication fondé sur le Français oral et écrit avec lecture labiale. C’est un apprentissage oraliste qui a fait l’objet d’un choix des familles très tôt dans la vie de l’enfant. Après avoir connu la CLIS en maternelle et en élémentaire puis l’UPI, il faut trouver une suite d’étude dans le secondaire avec les mêmes modes de communication.

Au collège de Noisy-le-Roi, les parents des élèves valides et les personnels sont invités à des conférences sur la surdité. Chacun comprend mieux l’intérêt de l’accueil de ces jeunes sourds au sein du collège. Les valides aident à la compréhension des malentendants, les enseignants sont appelés à revoir leur pédagogie car ce qui vaut pour le handicapé, vaut souvent pour le valide. Enfin, la Langue des signes française (LSF) est enseignée pour tous dès la 4ème comme 2nde langue vivante.

Les professeurs tôt ou tard auront à rencontrer dans leurs classes des élèves porteurs de handicap. Il est clair que l’Education nationale ne pourra à elle seule répondre à cet enjeu et que le partenariat avec les équipes médico-éducatives se révèle nécessaire.

* Unité pédagogique d’intégration : dispositif permettant à l’élève porteur de handicap, de suivre une scolarité en milieu ordinaire

** Auxilliaire de vie scolaire collectif (pour les Classe d’intégration scolaire (CLIS) et les UPI)

Source : http://www.ac-versailles.fr – 16/01/2007 à Versailles (France)

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.