Les parents d’écoliers sourds se mobilisent

Les familles d’enfants malentendants demandent l’ouverture de classe en enseignement bilingue : langue des signes plus français écrit. Indispensable pour leur réussite.

Clarisse Remy, vice-présidente de l’association Iris (Institut de recherche sur les implications de la langue des signes des Pays de la Loire), parle en langue des signes à son fils Mathis, 5 ans. Un langage explique-t-elle, dont les écoles sourds devaient pouvoir bénéficier plus largement

<> C’est Clarisse Remy qui parle. Elle est présidente de l’association iris et se bat pour que son enfant puisse, à l’école, bénéficier d’un enseignement en langue des signes et non en français oral . Dans la région , ils sont quatorze enfants dans ce cas . Le parents de huit enfants du Maine-et-loire ont ainsi essayé, hier matin , de rencontrer l’inspecteur d’académie . Leur revendication : ouvrir une classe pour leurs enfants avec un enseignement bilingue , c’est-à-dire langue des signes et français écrit .

Il existe déjà des clases en enseignement bilingue dans le département Mais le français oral y est obligatoire ,ce que refusent les familles. “Dans ces écoles , ils n’ont que six heures de langue des signes , alors que c’est la langue dans laquelle ils sont le plus à l’aise”, explique Clarisse Remy , Les enfants sourds sont insérés dans une classe d’ entendants, avec un enseignement oral traditionnel.

Une classe en langue des signes…à Toulouse

Apprendre à parler à des enfants sourds est très difficile . Ce n’est pas à eux de nous ressembler , mais à nous de nous mettre à leur portée . C’est une manière de les respecter”, affirme la vice-présidente d’Iris . La pédagogie de la langue orale entrainerait des retards dans l’éducation de l’enfant.

” C’est une perte de temps , cela les empêche de s’instruire autant que les autres enfants. ”

Clarisse Remy réfute une éventuelle “ghettoïsation” de l’enfant dans des classes adaptées

Dans une classe avec des entendant , un enfant sourd n’est de toute façon pas bien intégré .”

Une classe en langue des signes existe à Toulouse “Les enfants y ont un niveau d’instruction qui est le même que les autres, les autres alors qu’avec la méthode orale , beaucoup d’élèves sont obligés de redoubler” , explique-t’elle certaines familles de la région sont même allées jusqu’à déménager pour que leur enfant soit scolarisé à Toulouse.

A l’origine de la controverse entre les parents de l’association et l’Inspection

académique , une interprétation différente de la loi de février 2005 sur le handicap. Selon les familles , elle laisse la possibilité d’enseigner uniquement le français écrit Pour l’inspection d’académie , apprentissage de l’oral est quand même obligatoire . Elle fait donc part de son “Incompréhension” face aux demandes des parents et précise “qu’une réflexion est en cours” . Hier matin , l’inspection n’a pas reçu les parents , qui ont obtenu un rendez-vous pour mercredi prochain.

En attendant , ils n’ont pas envoyé leur enfants à l’école hier et aujourd’hui . Décidés à se mobiliser jusqu’au bout . Les parents menacent aussi de boycotter la rentrée scolaire prochaine si une classe adaptée n’était pas ouverte.

Créée dans le Maine et Loire ,l’association IRIS , Institut de recherche sur les implications de la langue des signes , se bat pour l’ensemble des enfants sourds de la région

contact: 06 16 35 96 26

Source : Ouest-France © – 04/07/2006

Merci N.Héraud pour Info

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