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Hauts de Seine Habitat

Handicapés, Daniel et Marie témoignent de leur intégration professionnelle « On embauche d’abord une personne »

De gauche à droite, Daniel Baudouin, Marie Prigent et Martial Léon.

Daniel Baudouin et Marie Prigent travaillent à la cafétéria du Carrefour Grand-Maine, à Angers. Daniel est diabétique, Marie est sourde et muette. Tous deux se sont parfaitement intégrés, grâce à l’appui d’un employeur compréhensif et de Cap emploi. Témoignages.

« J’ai été très bien accueillie ici. J’aime beaucoup mon travail et je suis bien acceptée par les clients », écrit Marie Prigent sur une feuille de papier. Marie a 28 ans. Elle est sourde et muette. Depuis le 30 août, elle bénéficie d’un contrat initiative emploi d’une année à la cafétéria du carrefour Grand-Maine. Du buffet, qu’elle ravitaille, à la salle, qu’elle débarrasse, elle déborde d’énergie. Elle n’hésite plus, désormais, à aller à la rencontre des gens dont elle déchiffre les paroles en lisant sur les lèvres.

Daniel Baudouin souffre, lui, d’un diabète insulino-dépendant. « Cela m’est tombé dessus à 40 ans. » La médecine du travail estime alors que son traitement est incompatible avec son poste de chef de cuisine dans un restaurant gastronomique. Suivent alors de longues années marquées par le chômage et la création d’une entreprise qui capote. Daniel finit par trouver une formation de gérant en restauration collective. Huit mois de stage intensif. Depuis le 1er mai dernier, il est directeur adjoint à la cafétéria Grand-Maine. « J’ai fait mes preuves. On embauche une personne, pas un handicap. »

Le gérant de la cafétéria, le tenace Martial Léon, a préparé son équipe à l’arrivée de Daniel et Marie. « Tout le personnel a été mis à contribution. Et je leur ai fait comprendre que le handicap, ça peut arriver à tout le monde. Je n’admets pas que beaucoup des handicapés restent sur le quai de la gare. » Sur ce terrain-là, Martial a trouvé un allié de choix avec Cap Emploi. Cette structure gère, pour l’ANPE, l’insertion professionnelle des personnes handicapées. « Le handicap fait peur. Notre rôle est de le démystifier et de présenter aux entreprises les mesures d’aide », explique Valérie Blusseau, chargée de mission. « Mais l’entreprise embauche d’abord quelqu’un parce qu’il est compétent ».

Source : www.ouest-france.fr © 20 Novembre 2004

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